Une habitante du Sud avait fait une demande de Protection Order contre son fils, disant craindre pour sa sécurité. La magistrate Yashumatee gopaul, siégeant en cour de Grand-Port, a accédé à sa demande, ordonnant par ailleurs que le fils fasse preuve de bonne conduite envers sa mère sur une période d’un an, faute de quoi il ferait l’objet de lourdes sanctions.
Dans un affidavit juré le 6 avril 2015, la plaignante soutient que le 5 avril, son fils, qui vit sous le même toit, l’a menacée avec un couteau après qu’elle est intervenue alors qu’il agressait son père. La plaignante a indiqué qu’elle craignait pour sa sécurité après ces événements. Le fils, pour sa part, a nié les faits reprochés, indiquant qu’il n’était pas ivre ce soir-là parce qu’il prenait des médicaments, étant sous traitement à l’hôpital. Le fils a soutenu que le 5 avril 2015, une dispute a éclaté pour une affaire de terrain. Sa mère aurait refusé que son oncle construise une maison sur un terrain lui appartenant. Le fils a soutenu qu’après cette dispute il a quitté le domicile avec son oncle. Il nie avoir menacé sa mère ce soir-là tout en soutenant que cette dernière l’avait menacé de le faire arrêter.
La mère pour sa part devait affirmer qu’ils avaient eu une discussion pour une affaire de terrain mais qu’elle avait répondu à son frère qu’elle n’avait pas les documents nécessaires à sa disposition. Toutefois, quelques minutes plus tard, son fils serait entré dans la pièce où elle se trouvait pour l’injurier et la menacer après avoir agressé son père. Dans l’énoncé de son jugement, la magistrate a statué que la version de la mère était crédible, cette dernière ayant relaté au détail près la chronologie des événements qui l’a poussée à faire une demande de Protection Order. Par ailleurs, la magistrate a trouvé que la version du fils était incohérente, notant d’autant plus que l’oncle, appelé à la barre de témoins, a agi comme « témoin de complaisance », présent pour exonérer de tout blâme son neveu.