Poursuivi sous une charge de « wounds and blows causing death without intention to kill » devant la Cour intermédiaire, Feizal Durbarree a été reconnu coupable hier par le magistrat Azam Neerooa. En 2008, cet habitant de Bon-Accueil avait brûlé vif son père avec de l’after-shave car ce dernier était alcoolique. La sentence sera prononcée le 6 avril.
Feizal Durbarree n’acceptait pas le fait que son père consomme de l’alcool. Le jour du crime, remonté car il n’arrivait pas à retrouver ses outils, il décide de donner une leçon à son père. Il attache avec une écharpe les pieds et les mains du vieil homme sur un lit avant de lui donner des gifles et de le questionner sur ses outils. Le vieil homme ne répondant toujours pas, Feizal Durbarree se laisse emporter et l’asperge d’after-shave avant de craquer une allumette. Son père l’implore alors d’éteindre le feu et ce n’est qu’après plusieurs minutes qu’il décide de verser de l’eau sur lui.
En Cour, l’accusé avait déclaré qu’il était sorti, laissant son père dans cet état, et que ce n’est qu’à son retour qu’il avait appris sa mort. Dans sa déposition à la police, Feizal Durbarree avait avoué avoir brûlé son père. Le Dr Gungadin, qui avait pratiqué l’autopsie, avait conclu que le père était décédé d’une septicémie à la suite de ses blessures. Le magistrat Azam Neerooa a trouvé que le décès du vieil homme était directement lié aux infections dues aux brûlures et que seul le fils en était responsable. « In the light of above principles applied in our Courts and the facts of this case, I find that there is no evidence whatsoever of any intervention of a foreign cause which might have broken the chain of causation. His diabetes and alcoholism are definitely not a “cause étrangère” but simply a condition inherent to the physical or mental state of the deceased so that such conditions have no effect whatsoever on the causal link. It is therefore proved beyond reasonable doubt that there is certainty of causal link between the burns wilfully inflicted by the Accused upon the person of the deceased and the latter’s subsequent death », a souligné le magistrat Neerooa.