C’est accompagnée de son homme de loi, Me Rama Valayden, que Amiirah Toofany, la veuve d’Iqbal Toofany, a été entendue par la Human Rights Commission hier. Elle déplore la façon dont l’auraient traitée des enquêteurs du CCID lors de son interrogatoire l’an dernier, peu de temps après la mort de son mari. Il en revient que lorsqu’elle s’était rendue dans les locaux du CCID pour pouvoir récupérer le véhicule du défunt – celui-ci ayant été saisi dans le cadre de cette affaire – en mars 2015, des enquêteurs du CCID l’avaient soumise à un interrogatoire sans la présence de son avocat. Me Rama Valayden indique que sa cliente a alors été « traumatisée par le manque de compassion » de ces derniers à son égard alors qu’elle faisait encore le deuil de son époux. Selon l’avocat, les enquêteurs auraient alors posé des questions à sa cliente « en remuant le couteau dans la plaie ». Me Rama Valayden ajoute avoir l’intention d’écrire à l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo, dans cette optique, avec l’objectif que la veuve d’Iqbal Toofany obtienne une compensation.
Pour rappel, l’époux d’Amiirah Toofany, Iqbal, est décédé le 2 mars 2015 alors qu’il était « under police custody ». La veille, il avait été suspecté de vol par des policiers de l’ERS car la plaque d’immatriculation de la voiture qu’il utilisait ne correspondait pas à celle inscrite sur la vignette d’assurance. L’homme avait alors été livré à la CID de Rivière-Noire.