Dans 12 semaines, l’électorat de Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18) fera son choix quant à celui qui accédera au strapontin laissé vacant à l’Assemblée nationale par la démission de Roshi Bhadain. Avec la publication du “Writ” pour la partielle, le No 18 affiche des couleurs en attendant de pouvoir faire monter les décibels. Des spécialistes de campagnes électorales s’accordent à dire que « tapaz eleksyon pu kumanse avek Nomination Day e pa avan ».  Actuellement, la consigne de campagne au ralenti s’explique par les séances de prières pour le Durga Pooja, et rares sont les candidats qui oseront déroger à cette règle. Toutefois, graduellement, les partis politiques prennent leur quartier avec les premières banderoles installées sur la voie publique, dont celles du PMSD et du MMM, affichant un « Tous ensemble avec Nita Juddoo ». Le QG du Reform Party de Roshi Bhadain ne passe pas inaperçu alors que le MMM prévoit d’assurer la coordination de la campagne à partir du siège du comité régional No 18 à La Louise alors que le PTr, lui, a élu domicile à l’ex-Antara, à Sodnac. Au fur et à mesure que les deux échéances, soit le dépôt de candidatures et le Polling Day, se précisent, la campagne pour la partielle devra être encore plus visible sur le terrain. Tactiquement, les dirigeants des principaux partis politiques misent sur la proximité pour faire passer leur message et consolider leurs assises. Des contacts avec l’électorat, que ce soit par des opérations de porte à porte ou des échanges dans les lieux publics, comme le bazar de Quatre-Bornes ou la foire d’Ollier, iront crescendo pour cette première partie « san tapaz ». Ce ne sera pas pour longtemps car l’auteur de Krapo Kriyé, le candidat Nitisj Jognah, compte donner de la voix lors de la campagne. Même si les plus pertinents sur le terrain avancent que « le match li ant Arvin Boolell ek Nita Juddoo », les autres candidats, dont Dhaneshwar Maraye du PMSD, Kugan Parapen de Rezistans & Alternativ ou même Jack Bizlall du Muvman Premye-May, croient encore à leur bonne fortune électorale. Une première prise de température en cette fin de politique hivernale.