Dans son message aux Mauriciens, Mgr Ian Ernest insiste sur la nécessité d’une culture de respect mutuel et le maintien des valeurs en ce temps marqué par des relations conflictuelles et des bouleversements de toutes sortes découlant, selon lui, de l’égoïsme des individus et de la mise à l’écart de la religion. « Une culture de l’amour et du respect mutuel doit s’inscrire dans les réformes éducatives pour que chaque personne se sente valorisée et soit imprégnée de bonne volonté », dit-il.
« Ce que nous voyons aujourd’hui nous fait peur. L’endoctrinement de certains jeunes fait d’eux des bombes humaines, la gourmandise des plus privilégiés opprime, le trop d’informations sème la confusion, la montée de l’abus du pouvoir est réelle dans certains aspects de la vie quotidienne à la maison, au travail et dans la société où nous vivons, tout ceci nous étouffe […] Cet état de choses démontre que nous souffrons de l’absence de Dieu. » Cependant, il se réjouit qu’à Maurice, bon nombre de Mauriciens de tous bords religieux « aient un profond respect à la présence de Dieu dans leur vie et que cette attitude ait un impact positif sur la famille ». « Je crois que les familles de notre pays ont encore le potentiel de transformer la société mauricienne, qui nous est très précieuse. Je suis convaincu que la famille mauricienne, bercée par les valeurs religieuses, est encore capable d’élever ses enfants dans la connaissance et dans l’amour de Dieu qui servirait comme base essentielle à construire une relation saine, respectueuse à l’égard de ceux qui sont différents d’eux. »
La célébration de la naissance du Christ à Noël, dit Mgr Ernest, rappelle que « l’amour est toujours d’actualité » bien que cet événement, ajoute-t-il, « ne fasse pas la une des médias ». « Un sauveur nous est né. Il est bien présent. Il nous suffit d’être des hommes et des femmes de bonne volonté ».