Après avoir terminé à la 8e place la saison dernière, l’entraîneur Alain Perdrau retrouve une place honorable, à savoir la sixième, à une journée de la fin, avec 20 victoires. Lui qui a dû passer le témoin à son fils Yannick au cours de la saison, pour cause d’ennuis de santé, a connu pas mal de soubresauts avec ses jockeys avant de faire confiance à Kersley Ramsamy.
À l’entame de la saison 2017, on parlait de reconstruction chez Perdrau et côté jockey, si en 2015 c’est avec Rye Joorawon que Perdrau avait débuté la saison, c’est Swapneel Rama qui a démarré comme jockey titulaire. Mais l’aventure entre le jockey mauricien et Perdrau n’a duré que l’espace d’une journée, les défaites de Black Tractor et de Golden Ball étant la goutte d’eau qui a débordé le vase. C’est Kersley Ramsamy qui a alors suppléé Rama et il devait offrir à l’état-major de Perdrau sa première 2017 avec Golden Ball lors de la 4e journée. Et ce n’est que deux journées plus tard que le Sud-Africain Raymond Danielson est entré en action pour rester jusqu’à la 14e, tout en signant huit victoires pour son établissement, avant qu’il ne soit forcé de quitter le pays.
« Effectivement, on a eu une valse de jockeys, ce qui n’est pas dans notre habitude. Si Danielson était resté chez nous, on aurait sûrement brigué deux-trois victoires de plus. Mais on a dû faire avec. C’est sûr que Danielson est plus aguerri que Ramsamy, mais ce dernier est un gros bosseur. Il n’a quand même pas mal fait. Cette année lui a fait beaucoup de bien et souhaitons qu’il continue sur cette voie. Nous allons toujours collaborer la saison prochaine, tout en essayant d’avoir un jockey étranger, car on aura un effectif compétitif », souligne Yannick Perdrau.
Avec 20 victoires à une journée de la fin de la saison régulière, l’assistant-entraîneur est plus ou moins satisfait de la performance de son établissement, lui qui a dû prendre la barre suite aux problèmes de santé de son père. « La transition n’a pas été si dure que cela, car je fais ce que je faisais auparavant. Rien n’a changé, sauf que c’est mieux de l’avoir à mes côtés. »
« 20 victoires, ce n’est pas si mal en prenant en considération les blessés et la performance en deçà de certains comme Ole Gunnar, Mighty Harsh, entre autres. En revanche, la grande satisfaction a été Black Tractor avec ses cinq victoires. Il a su prendre le relais à Nordic Warrior comme porte-drapeau. Il y a aussi Golden Ball et Gimme Green qui devront bien faire en 2018 étant encore jeunes. Donc, on ne peut pas se plaindre, même si on aurait pu mieux faire », ajoute-t-il.
« 2018 s’annonce prometteuse, car six nouveaux chevaux sont déjà sur place et ont déjà commencé leur préparation à Port-Louis, alors que sept autres ont intégré notre établissement. À ceux-là vont venir s’ajouter trois-quatre nouveaux. Donc, on aura un effectif assez homogène dans toutes les classes », conclut Yannick Perdrau.