Cette année encore, l’Overseas Education Centre (OVEC), dans sa démarche d’envoyer de jeunes mauriciens poursuivre leurs études à l’étranger, compte plusieurs boursiers. Ainsi, un total de 32 jeunes mauriciens ont obtenu des bourses allant de 10% à 100% pour leurs études dans les meilleures universités du monde. De ce nombre, quatre ont obtenu des bourses complètes alors que plus d’une dizaine seront financés à hauteur de plus de 50%. « L’OVEC est fière d’avoir pu contribuer à aider ceux qui n’en avaient vraiment pas les moyens », déclare le Dr Dorish Chitson, directrice de l’OVEC, au Mauricien.
Parmi les centaines de jeunes qui s’envoleront bientôt pour diverses destinations, 33 ont obtenu des bourses. Certains ont réussi à décrocher une “100% scholarship” alors que d’autres verront leurs études financées de 10 à 85%, dépendant de l’institution où ils ont été admis. Cette année encore, les universités asiatiques – notamment celles de Chine, de Malaisie et de Singapour – continuent à faire la part belle aux étudiants mauriciens avec l’octroi de plus de 25 bourses. À noter que plusieurs de ces jeunes ont déjà quitté le pays pour l’Australie début juillet car leurs cours commencent ce mois-ci.
Le fait d’avoir autant de bourses pour ces jeunes a été rendu possible grâce à la négociation et l’intervention de l’OVEC auprès des universités que le centre représente. Autre fait marquant cette année : deux médecins rodriguais, Johnson Speville et Mary Jane Legoff, seront financés à 100% pour leur spécialisation à la Dalian Medical University de Chine, représentée depuis plusieurs années déjà par l’OVEC. Nombre d’étudiants mauriciens y sont d’ailleurs déjà inscrits, la plupart pour des cours de spécialisation. De même, Corine Ng Chin Chang Ng Wan Chin, classée juste après les lauréats pour le HSC, a décroché une bourse de la Nottingham China University pour des études en International Business. « Nous croyons fermement que ceux qui sont brillants doivent avoir l’opportunité de continuer. C’est notre devoir de veiller à ce qu’ils ne soient pas laissés pour compte s’ils n’ont pas réussi à obtenir une bourse de l’État », souligne Dorish Chitson. Et d’ajouter : « C’est une fierté pour l’OVEC d’avoir pu contribuer à aider surtout ceux qui n’en ont pas les moyens. À leur retour, ces jeunes seront de véritables “assets” pour notre pays. » Par ailleurs, ces jeunes se disent « soulagés » d’avoir réussi à décrocher une bourse car, « même avec de très bons résultats », disent-ils, « les études à l’étranger ne sont accessibles à tout le monde ». Tous ont une pensée pour l’OVEC et son personnel qui, soulignent-ils, « ont accompli un travail formidable dans leurs démarches ».
À noter qu’il y a actuellement plusieurs options de bourses pour des cours “post graduate” ouverts à ceux venant de terminer leur licence et songeant à un “Master”. Compte tenu du problème du chômage dans le pays, le Dr Chitson souligne que certaines destinations peuvent représenter « une réelle opportunité pour ceux qui veulent obtenir un emploi dans leur domaine » d’études. Les Etats-Unis, précise-t-elle, offre ainsi un permis de travail d’une validité d’un an après le “Master”. Par la suite, si le jeune trouve du travail, l’étudiant peut alors faire une demande pour obtenir la carte verte (Green Card). Idem pour le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui offrent l’opportunité aux étudiants d’y rester travailler une fois leurs études terminées. Face à cette panoplie d’opportunités, le Dr Chitson estime que ceux aspirant à obtenir un “Master” devraient « saisir la balle au bond » et, surtout, « agir avec une vision pour sa future carrière ».