L’année 2015 a été fructueuse à l’haltérophilie mauricien avec notamment une riche moisson d’orée de 21 médailles aux Jeux des Iles et un retour remarqué sur la scène africaine notamment aux Jeux d’Afrique et à diverses compétitions internationales d’envergure. Mais la tragique disparition en début d’année d’Yvan Pierrot, l’un de ses meilleurs atouts restera un moment sombre alors que la Fédération mauricienne vise désormais le podium aux Championnats d’Afrique prévus début mai au Cameroun, mais surtout la qualification olympique par l’entremise de Roilya Ranaivosoa en 48 kg.
13e aux mondiaux de Houston tenus en novembre dernier aux Etats-Unis, la leveuse s’impose comme celle ayant la plus de chance de décrocher le précieux sésame. Cet événement phare de l’année est inscrit dans la deuxième moitié du calendrier de la fédération mauricienne après le rendez-vous continental. Toutefois, la préparation des leveurs se déroulera sur place plutôt qu’à l’étranger faute de moyens financiers, nous dit le président Poorun Bhollah. « Nous avions prévu d’effectuer deux camps d’entraînement, le premier s’échelonnant jusqu’à la fin de janvier et l’autre prenant de février jusqu’aux Championnats d’Afrique en Roumanie, selon les recommandations du DTN Urdas Constantin. Mais vu que ce projet implique un budget conséquent, il n’a pas été approuvé par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Nos meilleurs éléments se prépareront donc sur place. »
Si les meilleurs ont renoué avec les séances d’entraînement depuis le 4 janvier, les jeunes et tout le groupe en général retournent tous au gymnase aujourd’hui sous la coupole des entraîneurs nationaux, Ravi Bhollah et Gino Souprayen, le DTN Urdas Constantin ayant pris un break d’une semaine à partir de ce jour jusqu’au 18 janvier.
Cela dit, la fédération mauricienne compte consacrer une bonne partie du budget qui lui sera alloué à la préparation et à la formation durant la première moitié de 2016. « La préparation et la participation de l’équipe seront très importantes, car cet événement qui survient chaque année nous servira de test pour nous situer par rapport aux continents. À ce jour, nous avons six athlètes qui peuvent prétendre à une participation, en l’occurrence, Cédric et Yannick Coret, Anthony Madanamootoo, Roilya Ranaivosoa, Shalinee Valaydon et Emmanuella Lent Labonne », révèle Poorun Bhollah. Notons qu’une médaille d’or aux championnats d’Afrique ne garantit pas forcément à son détenteur la qualification olympique, précise-t-il. « La fédération internationale retient également d’autres critères qui lui sont propres, par exemple, les performances réalisées précédemment aux compétitions internationales telles, les mondiaux, ainsi que l’attribution des wild card entre autres. »