Neuf jours après son admission à l’hôpital du Nord, Rudolf Von Ow, un habitant de Calodyne de 66 ans, a rendu l’âme. Une autopsie, pratiquée par le Dr Jankee Parsad, Police Medical Officer (PMO), a révélé que la victime, de nationalité allemande, avait succombé à un « paralytic ileus » . Le 7 avril, le sexagénaire s’était grièvement blessé avec une arme blanche des suites d’une dispute avec sa femme, Marylyne Von Ow, une Mauricienne de 53 ans qui travaille comme décoratrice d’intérieur.
Au lendemain de l’admission de son mari à l’hôpital, soit le vendredi 8 avril, Marylyne Von Ow avait été interrogée par les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) et leur avait confié que c’est au cours d’une dispute avec le sexagénaire que celui-ci s’était accidentellement blessé. Elle l’aurait bousculé et ce dernier aurait trébuché et atterri sur le couteau qu’il tenait dans les mains.
C’est non sans mal que les enquêteurs de la brigade criminelle avaient procédé à l’arrestation de Marylyne Von Ow, dimanche, pour ‘involuntary homicide by imprudence’. En effet, le fils de la quinquagénaire, Jeff Kervin Cornet, un habitant de Baie du Tombeau de 32 ans, devait opposer une résistance. Appréhendé, il avait également été placé en détention, faisant face à trois charges provisoires, soit pour entrave à l’exercice de la justice, pour avoir endommagé un véhicule de police et pour possession d’une arme offensive. Tous deux avaient passé la nuit en détention avant de comparaître en Cour de Mapou dans l’après-midi d’hier. Marylyne Von Ow a été reconduite en cellule tandis que son fils est en liberté conditionnelle depuis hier après-midi après s’être acquitté d’une reconnaissance de dettes de Rs 20 000, indique le service de presse de la police.
Hier matin, avait également eu lieu un premier exercice de reconstitution des faits, au domicile de la victime, situé à Calodyne. Celui-ci s’était déroulé en présence de la fille de Marylyne, une adolescente de 16 ans. Elle avait expliqué aux éléments de la Scene Of Crime Office (SOCO) n’avoir pas vu les circonstances dans lesquelles son beau-père avait été blessé et n’avoir pas, non plus, entendu du bruit le jour où est survenu le drame. Son dernier souvenir précédant l’admission de son beau-père à l’hôpital est celui du sexagénaire affalé dans la cuisine sur un divan et saignant abondamment pendant que sa mère s’y trouvait. La mineure vit toujours au domicile de ses parents, à Calodyne, et a été placée sous la responsabilité de sa tante le temps que se poursuive l’enquête.