L’exercice de vote pour la grève des employés de l’hôtel Sofitel Imperial s’est poursuivi aujourd’hui sous la supervision de deux officiers du ministère du Travail. Le décompte des votes est prévu dans l’après-midi. À la fermeture du bureau de vote hier, plus de la moitié des employés de l’hôtel, soit 140 sur 258, avaient déjà voté. Par ailleurs, la direction du Sofitel a réagi par le biais d’un communiqué, indiquant qu’elle était prête à négocier avec le syndicat « si les paramètres sont établis ».
C’est après 17h aujourd’hui que les urnes commenceront à livrer leur verdict sur le bras de fer opposant l’Hotel and Restaurant Employees Union (HREU) et la direction du Sofitel Imperial Mauritius Resort and Spa. Hier, premier jour du « strike ballot », 140 des 258 employés – selon la liste soumise par l’hôtel – avaient déjà voté. Toujours est-il que le syndicat s’est plaint de tentatives d’intimidations, particulièrement avec la tenue d’une réunion prévue hier après-midi et qui a dû être annulée après l’intervention des officiers du ministère du Travail.
De son côté, la direction de l’hôtel Sofitel a réagi à ce litige par voie de communiqué hier après-midi. Il y est stipulé : « La direction est depuis toujours, et aujourd’hui encore, disposée à ouvrir les négociations collectives si tous les paramètres sont établis. Ensuite, la direction n’a jamais rompu la communication avec l’union syndicale. Depuis 2014, à la veille de la conclusion d’un accord, l’union syndicale a choisi de quitter la table des négociations au sujet du “procedure agreement”, et ce pour des raisons propres à elle-même. »
La direction du Sofitel dit également se plier aux lois mauriciennes, qui mentionnent qu’il faut compléter les négociations pour le « procedure agreement » avant d’aller vers les négociations collectives. De même, elle insiste sur la nécessité pour l’hôtel d’assurer un service minimum pour la continuité des opérations en cas de conflit social, comme c’est le cas quand il y a un cyclone. « Ce service minimum a été établi dans l’industrie pour assurer sa pérennité et il ne saurait y avoir de grève sans service minimum. »
Réagissant à ce communiqué de la direction de l’hôtel Sofitel, Jean-Yves Chavrimootoo, négociateur de l’HREU, avance : « On parle de la nécessité d’établir les paramètres pour l’ouverture de négociations. Or, tous les paramètres sont déjà établis dans l’Employment Relations Act et nous suivons ces paramètres. Les employés de Sofitel ne vont pas se plier devant le diktat du patron. Ni le propriétaire taïwanais ni le gestionnaire français ne leur feront changer d’avis. »