Pratiquement toutes les familles mauriciennes d’origine chinoise ont la même histoire à raconter. Leurs ancêtres ont fui la guerre, la misère et la famine en Chine dans les années 1930 à 1950. En route pour l’Afrique du Sud, ils ont changé leurs plans lors de l’escale du bateau à Port-Louis. Maurice se présentant comme une terre d’accueil pour eux, ils ont choisi de s’y établir. Flash-back.
Ils sont peu nombreux à se rappeler le périple de leurs parents ou de leurs proches quand ces derniers sont venus à Maurice. Ceux qui s’en souviennent expliquent que tout n’a pas été rose pour les arrivants de la seconde vague d’immigration chinoise à Maurice, dans les années 1900. La première étant celle des immigrants venus durant la période suivant l’abolition de l’esclavage, en 1835.
Pauvres paysans dans leur pays natal, ils ont débuté en tant que commis avant de pouvoir lancer leur propre commerce. Installés à Port-Louis, dans les autres villes et dans les villages proches des camps sucriers, ils ont prospéré à la sueur de leur front. Leurs journées débutaient très tôt pour finir tard le soir, cela sept jours sur sept. Les commerçants chinois étaient disponibles même après les heures de fermeture pour vendre des produits à certains clients retardataires. Ils offraient aussi des facilités de crédit. Au fur et à mesure, avec l’expansion des laboutik Sinwa, il a fallu faire appel à la main-d’oeuvre. C’est ainsi que les premiers arrivants ont fait venir femmes, enfants, frères, soeurs et d’autres proches.