« En se basant sur les informations récoltées à ce jour et en fonction des conditions climatiques actuelles, la production sucrière pour 2015 est donc revue à la baisse, soit à environ 370 000 tonnes, contre 390 000 tonnes précédemment annoncées. Ce sur la base d’une production de canne d’un peu moins de 4 millions de tonnes et d’un taux d’extraction moyen autour de 9.25 % », indique un communiqué diffusé par la Chambre d’Agriculture hier.
Cette révision de l’estimation de la récolte a été établie à l’issue de la septième réunion du Crop Estimate Coordinating Committee. Ce dernier regroupe la Mauritius Cane Industry Authority ainsi que le Mauritius Sugarcane Industry Research Institute, un représentant des établissements sucriers, le Sugar Insurance Fund Board, le Mauritius Sugar Syndicate, Statistics Mauritius et le ministère de l’Agro-Industrie. Les chiffres pourraient encore être révisés en fonction des conditions climatiques en cette fin de coupe.
Selon la Chambre d’Agriculture, au 14 novembre dernier, un peu moins de 75 % de la superficie a été récoltée pour une production intermédiaire de 287 552 tonnes de sucre avec un taux d’extraction moyen de 9.17 %. À pareille date, souligne le communiqué de la Chambre, le taux d’extraction moyen était de 10.19 % en 2014, 10.74 % en 2013, 10.30 % en 2012 et même en remontant jusqu’en 1960, nous ne retrouvons pas un taux d’extraction aussi bas que cette année. Le communiqué précise que les conditions climatiques générales qui ont prévalu depuis le début de l’année ont été généralement plus propices à la pousse de la canne qu’à sa maturation. De manière globale, sur les 10 derniers mois, 7 ont été marqués par une pluviométrie excédentaire, constate le communiqué qui cite en exemple le fait qu’uniquement en juin, il y a eu deux fois plus de pluie que la normale.
D’autre part, conclut la Chambre d’Agriculture, cet hiver a connu un ensoleillement et des températures minimales en dessous de la normale, des écarts de températures entre le jour et la nuit assez faible, soit des conditions globales qui n’ont pas été favorables à l’accumulation de saccharose, d’où ce taux d’extraction faible.