L’activité organisée jeudi en fin d’après-midi pour marquer le compte à rebours d’une année en vue de la 10e édition des Jeux des îles ne restera pas dans les mémoires. Malheureusement. Était-ce le temps inclément qui a refroidi les ardeurs ? Toujours est-il qu’une certaine indifférence, tant chez le maigre public que chez les présélectionnés, a supplanté l’enthousiasme et la ferveur tant souhaités par le ministère de la Jeunesse et des Sports et le comité d’organisation des Jeux.

Sur la route menant de l’église Saint-Jean à la municipalité de Quatre-Bornes, ceux prenant part au défilé, que ce soit sportifs, dirigeants ou personnalités politiques, avaient certes le sourire aux lèvres. Toutefois, pas de cris de ralliement ou d’ambiance qui pouvait être portée à son paroxysme. L’orchestre de la police et la présence de la mascotte Krouink juchée sur une camionnette aidaient dans un certain sens à démontrer qu’un événement bouleversait le train-train quotidien. Mais il en fallait bien plus pour captiver l’attention du public sur les deux côtés de la route. Par la suite, dans la cour de la municipalité, les athlètes et leurs dirigeants, réunis sous une marquise, bravant le froid et la pluie, ne semblaient pas véritablement partie prenante de l’événement. Et ce, même si certains, à l’image du judoka Hansley Adonis, qui tentaient de se convaincre que le spectacle serait au rendez-vous.

Les discours des différentes personnalités, dont un qui a traîné en longueur, n’ont recueilli que de timides applaudissements, tandis que l’hymne national a été à peine repris en chœur. Les tentatives de l’animateur de service, Patrice d’Avrincourt, lui-même médaillé aux Jeux des îles, pour chauffer le public se sont révélées vaines. L’absence des principaux dirigeants du Comité olympique mauricien devait de nouveau se faire remarquer. Il a finalement fallu la prestation des artistes Warren Permal et Mr Love, de même que le spectacle de feu d’artifice, pour sauver les meubles. Au bout du compte, une mention « peut mieux faire ». Espérons que ce ne soit que le mauvais temps qui a créé cette indifférence.