JUDO — NOUVEAU CARETAKER COMMITTEE : Six mois pour faire revivre la FMJ

La nouvelle équipe : François de Grivel à la présidence et, comme membre, Nuvin Proag (avocat), Gérard Requin, Kaysee Teeroovengadum (SG du COM), Leena Doobaree (MJS) et un représentant des huit clubs affiliés

Six mois. C'est le délai qu'a accordé la Fédération internationale de Judo (FIJ) au ministère de la Jeunesse et des Sports et au Comité olympique mauricien (COM) pour que le judo mauricien se dote d'une fédération en bonne et due forme. C'est ce que relève une lettre, en date du 4 août, de Jean-Luc Rougé, secrétaire général que la FIJ, qui souhaite remettre le judo mauricien sur de bons rails. Est-ce la lumière au bout du tunnel ?
S'il faut attendre février 2018 pour connaître l'impact de la correspondance de la FIJ, on peut d'ores et déjà affirmer que la composition de ce troisième Caretaker Committee mis en place en six mois suscite plus d'interrogations que de réponses aux questions qui étaient déjà posées. La raison : trois nominés dits indépendants semblent avoir un intérêt dans cette affaire. À tel point que certains se demandent s'il n'y a pas un énorme conflit d'intérêts dans ces nominations.
Président d'AJOM
Commençons par le président du Caretaker Committee, François de Grivel. Il a été à la présidence du comité organisateur de l'Africa Judo Open Mauritius durant trois années, à savoir en 2013, 2014 et 2015. Durant son dernier mandat, François de Grivel a démissionné en plein milieu de l'organisation lorsque les ennuis avec l'ex-président de la FMJ, Josian Valère, ont commencé à emerger. S'il doit y avoir des enquêtes sur l'utilisation des fonds pour cette compétition, il sera sans doute le premier concerné.
Puis vient Nuvin Proag, celui qui a été appelé comme homme de loi pour « donner un coup de main », et qui a été pendant quatre ans secrétaire général de la FMJ, soit de 2008 à 2012. Il a quitté ce poste non sans fracas — à tort ou à raison —, mais il a été aussi, en tant qu'homme de loi, derrière les ennuis juridiques de la FMJ avec deux ex-employés de la fédération que sont Baby Soomaray (ex-secrétaire administrative) et Nicolas Hery (ex-DTN).
On retrouve également dans ce comité Gérard Réquin, dont la présence est inexplicable. En six mois, alors qu'il était président du Caretaker Committee, il n'est jamais parvenu à réaliser le travail pour lequel il a été payé des fonds de l'État. Donc avec l'argent du public. Comment va-t-il réussir dans cette tâche maintenant alors qu'il a failli pendant six mois ?
Quant à Kaysee Teerooengadum, également membre des deux précédents Caretaker Committee, il ne défend que les intérêts du COM. Idem pour Leena Doobaree, nommée secrétaire de ce comité et qui est une fonctionnaire du ministère des Sports.
Quid de la Sports Act ?
Contrairement aux deux autres comités, la décision a été prise d'adjoindre un représentant des cinq clubs reconnus à Maurice. Il s'agit de Yannick Brutus (Grand Bel Air), Shafaraz Rhugony (Plaine Verte), Hemraj Ramtohul (St Croix), Alain Batterie (Cité Briqueterie) et Logeart Frédéric (Pointe aux Piments). Lundi a eu lieu une première réunion du Caretaker Committe, et mercredi, nous apprenons que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, a rencontré les représentants des clubs pour leur demander leur coopération. Vendredi, c'est tout le Caretaker Committe qui s'est réuni pour définir les différentes responsabilités de chacun ds membres.
Selon les informations de Week-End, la prochaine réunion devrait permettre de débattre d'une question importante : les résultats des élections régionales d'avril seront-ils maintenus ? Question essentielle puisqu'un délai de six mois — la Sports Act n'en accorde que trois mois — a été accordé pour mettre en place un nouveau comité directeur, comme l'exige la FIJ. Mais il est bon de savoir que le Caretaker Committee ne sera pas en mesure d'accepter de nouveaux clubs, car, en vertu de la Sports Act, un club doit être affilié une année au préalable avant de pouvoir participer aux élections de sa fédération.
Qui plus est, hormis Ste Croix et Cité Briqueterie, les autres clubs affiliés, et qui sont appelés à devenir les prochains dirigeants de la FMJ, ne comptent pas de judokas actifs dans leurs rangs.