Nous sommes arrivés aux Seychelles le 4 août… Ces vacances tardives (nous sommes des juillettistes convaincus) n’étaient pas sans attentes particulières : non contents d’être pressés de partir, nous privilégions depuis des années un break ensoleillé; hors de question de rentrer plus blancs que nous ne sommes partis. Ma peau de métisse se réjouit d’avance à l’idée de faire le plein de vitamine D. Seulement voilà: ce voyage ne commence pas dans les meilleures conditions. À notre arrivée, nous nous trompons de file à l’aéroport (30 minutes dans les pattes!). Avant de nous laisser partir, les douaniers nous taquinent à propos d’une vague, mais pas illégale, histoire d’alcool; mais ils sont seuls à rire. Mon chéri s’est foutu dedans en réservant notre véhicule, d’où l’annulation de notre réservation. Le taxi nous coûte 500 roupies seychelloises (MUR 1 275.00/13€) pour huit minutes de trajet. L’Internet est nase de chez nase, et pour couronner le tout, dès le lendemain, pluies ininterrompues pendant trois jours entiers… Au terme de ce troisième jour, il était temps de prendre le large, bye-bye Eden Island.
Pas de bol, le trajet de Mahé à Praslin sur Cat Cocos est plus que mouvementé, la mer n’est pas clémente, le ferry a vite fait de se transformer en hôpital. C’était pas joli joli. Nous avons fait honneur à notre statut d’îliens, mais pour les autres passagers… je vous passe les détails. Il pleut encore quand nous embarquons sur Gros Plan, le catamaran de la compagnie Dream Yatch Charter, où nous sommes invités par un ami de mon chéri – un milliard de mercis s’imposent ici. Nous adoptons Dereck, le skipper, comme un membre de la famille au moment même où nous le rencontrons. C’est notre premier contact véritable avec les Seychellois, et c’est lui qui nous emmènera vers le soleil, destination : Curieuse Island.
La couverture nuageuse se dissipe peu à peu, et « Bon Die beni » nous avons enfin droit à un coucher de soleil digne de ce nom. Eh oui, je suis exigeante à ce propos! Après tout, je vis sur la côte ouest de l’île Maurice, là où il y a les plus beaux couchers de soleil du monde, alors je peux me le permettre!!! (Ah, chauvinisme quand tu nous tiens!) Une nuit franchement agréable, où nous profitons pour faire connaissance avec notre marin chevronné. Au réveil, il nous conduit à Anse Lazio. Il s’agit d’une longue plage, suffisamment prisée pour que nous lui préférions une minuscule crique que nous joignons à la nage, équipés du strict minimum du snorkeleur de base, découvrant au passage les rochers de granite, les coraux et leur population de poissons colorés… Un bonheur à l’état pur… Je prie pour que mon appareil photo amphibie chope quelques clichés dignes de ce nom, parce que sans écran, je shoote à l’aveugle!
De retour à bord, nous décidons de revenir vers Curieuse où se tiennent des BBQ. Nous y visitons la maison du Dr Mac Gregor, transformée en mini-musée. À l’époque, il était responsable de la léproserie, car l’île servait de quarantaine à ceux atteints de la maladie. Le barbecue est excellent, et surtout, nous y croisons Ras Ricky, (l’un des interprètes de Foulilaba), chanteur et skipper.
De là, nous filons vers Côte d’Or, histoire de changer nos dollars en roupies seychelloises (SCR) et alimentons le crédit de nos cellulaires, parce que nos forfaits misérables de départ ont vite été consommés, faut savoir qu’Internet coûte une blinde ici! Nous rejoignons la côte d’Archipel à pied en observant les crabes qui sont embêtés par les vaguelettes. Le sable fin comme une farine tamisée, les plantes exotiques et la mangrove quasi-intacte réservent de belles surprises quand on y découvre des ouvertures servant de raccourcis pour piétons impatients.