Ils sont sur le pavé depuis le début de l’année. Les Supply Teachers de langues orientales du primaire se disent « lésés » par les nouveaux critères mis en place par le ministère de l’Education. Ceux-ci requièrent un Degree dans la langue enseignée et imposent la limite d’âge à 40 ans. Or, certains sont à ce poste depuis de nombreuses années et ont déjà dépassé ce chiffre. Ils ont porté plainte pour discrimination à l’Equal Opportunities Commission. Ils seront entendus mercredi prochain.
Les Supply Teachers ont retenu les services de Me Rama Valayden. Dans leurs plaintes à l’Equal Opportunities Commission, ils font ressortir qu’ils travaillent dans les écoles primaires depuis trois à 11 ans et que leur contrat est renouvelé chaque année. Mais pour 2016, le ministère a introduit de nouveaux critères, à savoir : être “Degree Holder” et avoir moins de 40 ans. Critères que ne remplissent pas une quinzaine d’entre eux pour la simple raison que, jusqu’à tout récemment, le degré universitaire n’était pas obligatoire pour le recrutement au primaire. Beaucoup d’instituteurs en poste dans les écoles primaires ne représentent d’ailleurs pas ce profil.
Parmi les plaignants, certains ont, eux, obtenu leur Degree dans la langue enseignée, mais ont dépassé 40 ans. Du coup, ils estiment être victimes d’une double discrimination. Par ailleurs, les Supply Teachers qui enseignent principalement le télougou, le tamil et le marathi contestent également le fait que ceux enseignant le mandarin ont été recrutés selon les anciens critères. La discrimination sur la base de l’appartenance ethnique est aussi mise en avant.
Après avoir étudié la plainte des Supply Teachers, l’Equal Opportunities Commission les a convoqués pour le 30 mars. Ils seront accompagnés de leur représentant légal, Me Rama Valayden. À partir de là, l’EOC décidera s’il y a matière à aller de l’avant et le ministère de l’Education devra alors s’expliquer sur la question.
Par ailleurs, ces changements dans le recrutement des Supply Teachers de langues orientales a occasionné un chamboulement dans l’organisation des cours. Certaines écoles se sont en effet retrouvées sans instituteur en dépit du fait que de nouveaux enseignants aient été recrutés. Des instituteurs en poste sont contraints d’enseigner dans plusieurs écoles à la fois. Dans le milieu éducatif, on laisse entendre que c’est un gros inconvénient. On avance même que, dans certaines écoles, les élèves n’ont eu qu’une dizaine de classes de langue orientale pour le premier trimestre.
Rappelons que les Supply Teachers sont recrutés sur une base temporaire par le ministère de l’Education. Le contrat est de janvier à novembre chaque année. Ceux qui sont recrutés sous cette formule déplorent leurs conditions de service alors qu’ils font le même travail que ceux qui sont engagés sur une base permanente.