Une ovation pour le bodybuilder Aldo Farla. Le Mauricien de 38 ans écrit une belle page d’histoire, en remportant le titre de champion du monde de Men’s Physique (fitness), à Mexico City. Cette compétition mondiale était organisée en juin dernier par la World Amateur Body-building Association (WABBA). Un exploit qu’aucun Mauricien n’avait réussi auparavant.

Pourtant, rien n’était gagné d’avance. « La préparation était difficile financièrement. J’ai dû m’endetter pour pouvoir aller au Mexique. La qualification pour un championnat du monde n’est pas une mince affaire et la vie d’un bodybuilder non plus. Certaines personnes, en qui j’avais confiance, ont refusé de m’aider », nous avait-il confiés. Les Mauriciens sont faibles, lui avait-on également dit.

Mais les préjugés n’ont aucunement entravé le rêve du Mauricien. Lors de la partie scénique de la musculation où le corps dans son esthétisme, Aldo Farla y a mis tout son cœur. Sur scène, les compétiteurs s’enchaînent, tendent leur impressionnante musculature. Parmi les concurrents, des « monstres » et Monsieur Monde 2016. De quoi revoir ses ambitions à la baisse, lui qui espérait être au moins dans le top 4.

« Je n’ai pas cédé à la peur. Je savais que Dieu était à mes côtés. Je vivais l’étape la plus difficile, de ma carrière. Pendant la rotation qui a duré plus de 25 minutes, où il fallait contracter les abdos tout en gardant le sourire, j’ai cru que j’allais tomber tellement j’avais des crampes. J’ai alors commencé à prier et je me suis retrouvé face aux difficultés que j’ai vécues et celles auxquelles j’allais faire face à mon retour au pays. Crampes ou pas, j’ai dû prendre sur moi. C’était ma seule chance », relate-t-il.

Au moment de la proclamation des résultats, le Curepipien s’est retrouvé dans le top 6 dans un premier temps. « J’étais très fier. Les personnes qui pratiquent ce sport au haut niveau me comprendront. La sixième place a une grande valeur », souligne-t-il, sans pour autant se douter que dans les minutes qui suivent, il allait connaître la gloire. En effet, au fur et à mesure, il n’était plus que deux en scène : Aldo Farla et le tenant du titre.

Aldo Fortress

L’annonce de sa consécration comme champion 2017 lui a fait un choc. « J’ai eu un vide et mes larmes ont commencé à couler. Mon coach, le grand Rudy Sassoli est ensuite monté sur scène avec notre drapeau national. Ce fut un très grand moment », avait déclaré Aldo Farla à l’issue de sa consécration. Un exploit inédit dans l’histoire du culturisme mauricien, qui certainement, a inspiré de nombreux jeunes à l’instar de Brian Anamunthoo, star montante du Culturisme dans la catégorie fitness. Comme quoi, la fortune sourit aussi aux audacieux.

Fort d’un titre acquis à la sueur de son front et grâce à une très bonne hygiène de vie, le bodybuilder a récemment accompli un autre rêve en ouvrant son gym, l’Aldo Fortress à Curepipe, à la rue Naz. Le centre de fitness où il est lui-même le coach, possède tous les équipements pour travailler chaque partie spécifique du corps. Et le Fortress d’Aldo commence déjà à récolter ses fruits avec des transformations express. Les résultats sont d’ailleurs affichés sur la page facebook de l’Aldo Fortress. Une année 2017 remplie, pour Aldo Farla qui compte désormais s’attaquer au concours World et Universe 2018.