Trois mineurs âgés de 15, 16 et 17 ans sont passés aux aveux la semaine dernière, soutenant avoir tué Sailesh Ramudu, un receveur de 29 ans, le 1er février, à Flic-en-Flac, et ce après avoir tenté d’emporter son cellulaire. Les adolescents sont revenus sur les lieux du crime mardi 20 février pour participer à une reconstitution des faits sous la supervision du surintendant Daniel Monvoisin de la CID de la Western Division.

Dans un premier temps, les ados ont indiqué aux enquêteurs avoir fait la connaissance de la victime le 1er février sur la plage de Flic-en-Flac. Selon eux, Sailesh Ramudu était seul. Ils lui ont alors parlé et ont passé la soirée ensemble. Le receveur leur a payé des boissons alcoolisées qu’ils ont consommées ensemble dans une boîte de nuit. À un moment donné, les ados lui ont demandé s’ils pouvaient utiliser son téléphone portable. Par la suite, ils voulaient le lui voler en douce, estimant que la victime, étant ivre, n’allait rien remarquer. Ils l’ont alors emmené près d’un terrain en friche de la localité pour commettre leur forfait. Mais, le receveur, réalisant que c’était un coup monté, a fait de la résistance. C’est alors que les suspects se sont acharnés sur lui en le passant à tabac dans le noir. Puis, ils l’ont transporté à l’avenue Carrière, où ils ont mis une pierre sur le cadavre avant de s’enfuir.

Cet exercice de reconstitution s’est déroulé dans le calme et sans incident. Le corps de Sailesh Ramudu a été retrouvé dans la rue le 2 février par des habitants du coin qui ont alerté la police de Flic-en-Flac. Il n’avait aucune pièce d’identité sur lui, ni son cellulaire. L’autopsie a attribué son décès à une hémorragie cérébrale, confirmant ainsi la thèse de “foul play”. C’est le beau-frère de la victime qui l’a identifiée à la morgue. Entre-temps, la CID de la Western Division s’est lancée aux trousses des meurtriers. En interrogeant des témoins, les enquêteurs ont appris que le receveur a été aperçu, consommant de la bière près d’une tabagie avec des adolescents. De plus, une automobiliste a raconté à la police avoir aperçu vers 3 heures du matin le 2 février un groupe de jeunes qui discutait avec la victime à l’avenue Carrière. Cette jeune femme a indiqué à la police avoir passé son chemin car elle était seule. Avec tous ces éléments d’informations en leur possession et en visionnant les caméras de surveillance de certains commerces de Flic-en-Flac, la police a pu remonter jusqu’aux suspects, qui habitent dans la région de Floréal. Soumis à un interrogatoire serré après leur arrestation samedi, ils sont passés aux aveux.