Le contre-interrogatoire du Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, qui avait pratiqué l’autopsie de Lee Ann Palmarozza, retrouvée morte dans une piscine de l’Anahita Resorts, a pris fin en début d’après-midi. Les membres du jury ont voulu savoir si les antidépresseurs et la quantité d’alcool consommés par la victime auraient pu causer sa mort. Le médecin légiste a répondu catégoriquement : « There is no question of accidental death ! » Le Dr Gungadin maintient que la Sud-africaine avait été étranglée. Il a par ailleurs donné des explications scientifiques quant à la présence des autres marques observées par le Dr Satish Boolell lors de la contre-autopsie.
Le contre-interrogatoire du Dr Gungadin a repris ce matin après deux jours de renvoi. Me Gavin Glover SC – l’avocat de Peter Wayne Roberts, le petit-ami de Lee Ann Palmarozza, qui fait face à un procès devant les Assises – a contre-interrogé le témoin sur le rapport d’autopsie qu’il avait produit le 23 mars 2014. Me Glover devait lui demander des explications sur les blessures relevées sur le corps de la victime durant l’autopsie. À chaque question, le Dr Gungadin a maintenu le fait que ces blessures étaient ante mortem. « I put it to you that your statement that there was pression and strangulation which contributed to death is erroneous », a lancé Me Glover. « I do not agree », a répondu le Dr Gungadin. Me Glover a alors produit treize photos que le Dr Satish Boolell avait prises lors de la contre-autopsie. Le contre-interrogatoire bouclé, le représentant de la Poursuite a eu l’occasion de poser certaines questions au médecin légiste en vue de faire la lumière sur certains points soulevés lors du contre-interrogatoire. Il en ressort que durant la contre-autopsie, le Dr Boolell avait observé d’autres blessures sur le corps de la victime qui, selon lui, avaient été causées après sa mort. En première partie du contre-interrogatoire, le Dr Gungadin – à l’aide des photos qu’il avait prises lui-même durant l’autopsie – avait démontré que ces blessures n’y figuraient pas. Aujourd’hui en cour, il a expliqué que les marques présentes sur les photos prises par le Dr Boolell ne sont pas des blessures mais des marques issues des injections faites durant le processus d’embaumement pour préserver le cadavre. Le Dr Gungadin a rappelé qu’il avait autopsié le corps le 30 décembre 2014 alors que le Dr Boolell l’avait fait le 9 janvier 2015. Entre-temps, le cadavre est passé à plusieurs reprises par le processus d’embaumement et des injections ont été faites à plusieurs endroits pour inoculer le fluide qui sert à préserver le cadavre. Le Dr Gungadin a  soutenu que ce fluide augmente aussi la texture des marques présentes sur le corps.
Par ailleurs, le témoin a été appelé à répondre aux questions des jurés qui voulaient savoir dans quel état se trouvait Lee Ann Palmarozza avant sa mort. Le Dr Gungadin a expliqué que vu la quantité d’alcool et la présence d’une forte quantité d’antidépresseurs dans son sang après sa mort, elle était ivre et dans un état de somnolence. Les jurés ont alors voulu savoir si cet état a pu causer sa mort par accident. Le Dr Gungadin a été catégorique que dans ce cas, « there is no question of accidental death ». Les membres du jury se sont aussi intéressés aux multiples blessures sur le corps de Peter Wayne Roberts lors de son examen par le Chief Police Medical Officer. Il avait plusieurs écorchures. Le médecin légiste n’a pu confirmer si ces blessures étaient liées à celles que portait la victime. L’audience a repris l’après-midi avec le témoignage d’autres médecins.