MMM—NITA JUDDOO : « Je ne présente pas ma candidature pour être figurante »

La candidate du MMM dans la circonscription Belle-Rose/Quatre-Bornes, Nita Juddoo, est intervenue samedi pour la première fois en public lors d’une réunion en vue de lancer officiellement la campagne électorale. Des dirigeants du MMM et des membres du comité de campagne et de la régionale No 18, entre autres, étaient présents. « Je ne me présente pas comme candidate pour être une simple figurante », a-t-elle lancé.

Tout en se disant « très fière » et « très honorée » d’avoir obtenu l’investiture du MMM pour cette élection, alors qu’il y avait d’autres candidats aussi méritants, Nita Juddoo a indiqué que cette élection « sera l’occasion de lancer un signal fort à l’électorat national » dans la perspective des élections générales. « C’est un honneur, mais également un défi. Nous avons besoin d’une stratégie gagnante », a-t-elle dit.
Nita Juddoo, mariée et mère de deux enfants, a expliqué qu’elle est spécialisée dans la communication et a une formation de légiste. « Lorsque le MMM a fait appel aux jeunes professionnels, j’ai répondu à l’invitation surtout que le pays passe par une période critique et que seul le MMM représente quelque chose aujourd’hui. Il n’y a pas d’autre choix », a-t-elle affirmé. Il est évident, dit-elle, que, s’il y a une élection partielle, l’accent sera mis sur Quatre-Bornes. Elle ajoute que les fléaux et les problèmes de société, d’urbanisation, et de chômage « ne sont pas les problèmes de cette ville seulement mais de tout le pays ». Elle poursuit : « Nous serons à l’écoute des habitants de Quatre-Bornes. Nous avons une équipe soudée et je travaille en tandem avec Vijay Makhan qui connaît la circonscription. » Cette partielle, dit-elle, sera une plateforme qui expliquera les propositions alternatives que le MMM mettra en œuvre « lorsqu’il sera au pouvoir », exprimant sa satisfaction que le MMM dispose d’une winning team.
Dans la matinée, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, Paul Bérenger avait fait comprendre que la campagne électorale atteindra sa vitesse de croisière après la publication du Writ of Election. Pour lui, le lancement de la campagne électorale « ne ralentira en rien les préparatifs du MMM » en vue des prochaines élections générales. « Nous nous préparons à présenter 60 candidats et, même si le MSM n’en présente aucun, cela ne change en rien notre position vis-à-vis de ce parti ».
Concernant la présentation par le gouvernement du projet Metro Express prévue aujourd’hui à Ébène, Paul Bérenger a insisté sur le fait que le gouvernement « doit d’abord publier la feasibility study qui a été remise à jour afin de pouvoir faire une comparaison avec le précédent projet avant de livrer ses commentaires au sujet de ce projet ». Il dit toutefois reconnaître qu’il y a une grande inquiétude autour de celui-ci en raison du manque de transparence et déplore les attaques du Premier ministre, Pravind Jugnauth, contre ceux qui s’opposent au projet, les qualifiant de personnes qui « vivent dans une période préhistorique ». « Nous espérons que la firme indienne qui sera choisie donne tous les détails », dit-il.
S’agissant des déclarations du ministre Soodhun, Paul Bérenger a estimé qu’il est déplorable que ce dernier soit encore ministre et qu’il n’ait pas été interrogé par la police. Le comble, dit-il, « est que son avocat est Me Gulbul ». « C’est une provocation », a-t-il lancé.
Paul Bérenger s’est réjoui qu’à la suite de ses commentaires concernant St-Brandon, le gouvernement ait pris des mesures contre les squatters. Il faut également, selon lui, surveiller les activités de Raphael Fishing. « St Brandon et Agaléga demandent une attention spéciale et les autorités auraient dû prendre exemple sur Rodrigues concernant la protection de l’environnement dans les îles », soutient-il. Par ailleurs, Paul Bérenger a affirmé avoir appris que la personne qui l’avait injustement accusé de lui avoir remis des informations reprendra ses fonctions qu’il occupait auparavant. Il a souhaité que cette décision soit mise en œuvre immédiatement. Pour sa part, Ajay Guness a expliqué que tous les processus démocratiques au sein du parti « ont été considérés pour choisir le candidat » pour l’élection partielle.