L’haltérophile Roilya Ranaivosoa a fait cap vers la Thaïlande dimanche pour s’aligner aux Mondiaux de Pattaya prévus du 18 au 27 septembre. Ce sont ses 5es mondiaux s’affilée depuis 2014 et la triple médaillée d’or des 49 kg des récents Jeux d’Afrique du Maroc (19-30 août) entrera en action dès demain avec en point de mire de récolter des points pour la qualification olympique de Tokyo 2020 pour laquelle elle est boursière. Inscrite dans le groupe C avec 180 kg, elle fera face à 13 concurrentes, dont trois autres affichant la même charge à l’inscription.

Seule représentante mauricienne à Pattaya, Roilya Ranaivosoa est présentement 37e sur la liste des qualifiées potentielles pour Tokyo. Mais ce classement est sujet à des modifications constantes au fur et à mesure que les résultats des compétitions comptant pour la qualification sont remis à jour à l’approche de l’échéance. C’est dire que la compétition s’annonce rude durant la période qui s’étend sur trois cycles de six mois pour s’achever vers avril/mai 2020. Durant cette période, les prétendants(es) doivent s’aligner tout au moins à deux compétitions qualificatives prévues dans chaque cycle.

Un classement mondial est établi par la fédération internationale (IWF) au terme de cette longue période qualificative pour désigner les potentiels qualifiés hommes et dames par allocation de quota, soit environ quatre participants par pays. Néanmoins, comme l’on souligne que seules 7 et non 10 catégories hommes et dames séparément seront retenues pour Tokyo, chaque pays devrait normalement inscrire un représentant par catégorie pour augmenter ses chances de médailles. Ce qui libère des places à d’autres pays.

C’est précisément dans ce cas de figure que se trouve Roilya Ranaivosoa, la seule Mauricienne il est vrai à pouvoir prétendre à une qualification olympique. À défaut d’une qualification directe —il faudra pour cela qu’elle termine dans le top 12 mondial, ce qui est moins évident —, elle est quand même en mesure de valider sa place, celle-ci ne dépendant davantage de la position des autres pays que de ses propres performances.

Reste que dans le présent cas, finir dans le top 15 en 49 kg la rapprochera définitivement d’une qualification. En tout cas, on affirme dans les milieux de l’haltérophilie mauricienne qu’elle sera à 90% qualifiée si elle se classe dans le top 15. Ce qui fait qu’à Pattaya, elle devra d’abord s’assurer de ne pas se faire éliminer, ce qui lui sera fatal, et surtout se concentrer bien plus sur ses performances plutôt que sur son classement final.

À ce jour, ses meilleures marques personnelles jamais réussies sont de 82 kg à l’arraché et 102 kg à l’épaulé-jeté, mais en 53 kg. Par contre, elle avait réalisé dans le même ordre 71 kg – 93 kg fin avril au Caire lors des Champinnats d’Afrique en Égypte (triple médaillée d’argent), 80 kg – 97 kg (record national) aux Jeux des îles en juillet et 75 kg – 94 kg aux Jeux d’Afrique en 49 kg. En avril 2016, elle avait écrit l’histoire en décrochant une médaille d’argent en 48 kg aux Jeux du Commonwealth à Gold Coast (Australie) soulevant 76 kg – 94 kg.