Les membres du parti Mouvement Patriotique (MP) ont réuni la presse ce samedi 24 février dans leur siège de Quatre-Bornes. L’accord Maurice/Inde sur Agaléga a été au premier rang de sujets abordés lors de la conférence de presse. Jean-Claude Barbier a été catégorique sur ce point, il juge inacceptable le refus du gouvernement de rendre public le Memorandum of Understanding « Plus que jamais il est temps que le gouvernement rende public le MoU entre l’Inde et Maurice concernant Agaléga. Li napa possible ki enn gouvernement ki finn elu par lepep oser fer bann lacor dans ledos so peuple »,  a-t-il fait ressortir.

Selon lui cette démarche met la population dans une situation de méfiance et rend le gouvernement responsable d’une traîtise envers le peuple mauricien et se dit solidaire aux agaléens, « nu napa lé enn deuxieme Diego, nu demann gouvernement rann public dans le plus bref delai, avec toutes informations concernant Agaléga et facilite l’accès vers l’ile, pou ki pa repet mem erreur », a souligné Jean-Claude Barbier.

Les 50 ans de notre indépendance ont aussi été évoqués par le président du parti, Alan Ganoo. Selon lui, cet évènement majeur se doit être célébré avec fierté et dignité.  C’est dans ce contexte, qu’il a ajouté que ce sera « une bonne occasion d’affirmer notre sens d’appartenance et surtout pousser à la réflexion sur nos manquements ».

Depuis le début de l’année dernière, le MP a fait une proposition à l’État dans le contexte des 50 ans d’Indépendance. Que la république de Maurice ait sa propre constitution. Selon Alan Ganoo, notre parlement a besoin d’une souveraineté bien à lui et non une constitution octroyée par les Britanniques. « Nous avons une motion sur le sujet au Parlement, je réitère cette revendication afin de revoir tous les manquements de notre constitution ». Pour le président Ganoo, la solution repose sur une réforme, « si ena enn institution ki pa inn konn okenn reforme depuis 50 ans, c’est nu parlement. Inn arrive ler pou nu update et modernise afin ki li zoue so role pleinement », a-t-il déclaré.

Dans le même registre, il a également souligné que des questions parlementaires ont été envoyées dans ce sens « afin que le pays dispose d’une assemblée nationale plus efficace, moderne et qui cadre avec une ile Maurice qui évolue. »