NEF : suspendus pour avoir fait mentir la pointeuse
Deux membres du personnel de la National Empowerment Foundation ont été suspendus. Cela faisait un certain temps déjà que ces derniers — un couple marié —s’arrangeaient pour faire pointer leur carte de présence à des heures où ils ne seraient pas présents physiquement au bureau de la NEF. Et ce, soit pour bénéficier d’allocations pour des heures supplémentaires, qu’ils n’ont pas faites, ou pour que leur absence ne les pénalisent pas. Cette pratique avait été dénoncée dans une lettre anonyme adressée au Chief Administrator de la NEF, Clive Auffray et au ministre de l’Intégration sociale, Alain Wong, respectivement. Et suite aux dénonciations, la NEF a initié une enquête qui a mené à la suspension du couple. Il s’avère qu’en matière d’abus, certains membres du personnel n’hésiteraient pas à trouver des stratégies en tous genres pour profiter des allocations. 
 
La question mairale
C’est du bureau d’un maire qu’un conseiller et son agent ont téléphoné pour adresser une question aux invités d’une émission radio portant sur l’affaire Yerrigadoo. La question avait trait au cas de Rajen Sabapathee. On savait que les bureaux des premiers magistrats des villes servaient parfois à des fêtes arrosées comme celle organisée à Beau-Bassin/Rose -Hill par les édiles du PMSD le 2 janvier 2016, mais on était loin de penser qu’ils pouvaient aussi servir de central téléphonique pour participer à des émissions radios. 
 
Air Mauritius : ça craint
“Rane nou nou Megh Pillay!” C’est ce que crient en choeur les employés d’Air Mauritius qui dénoncent déjà les méthodes du nouveau CEO, Somas Appavou qui édicterait des règles dignes du goulag soviétique des années 60 pour brider leur liberté d’expression et d’action. Ils n’ont pas du tout apprécié que des cadres aient, du jour au lendemain, été mutés. Ils ne sont pas loin de penser que le nouveau directeur n’est qu’un pion pour renforcer l’influence de la fameuse cuisine déjà bien entretenue par Mike Seetaramadoo.
 
La MRA et ses Rs 50 millions
Ce contribuable retraité a poussé un vrai coup de sang lorsqu’il s’est rendu au siège de la Mauritius Revenue Authority (MRA) pour avoir de plus amples renseignements sur la meilleure manière de remplir son formulaire d’impôt en vue de le régler dans le meilleur délai. Probablement très inspirée, une employée n’a donné que des réponses approximatives à ses questions et, telle une automate, a plusieurs fois demandé au retraité s’il avait Rs 50 millions, alors que le formulaire de la déclaration était sous ses yeux et qu’elle pouvait parfaitement lire le montant des revenus de celui qui a arrêté de travailler depuis des années. Furieux d’être pris pour un malhonnête, le retraité a invité la dame à se tourner plutôt du côté des trafiquants de drogue dont les signes extérieurs de richesse sont très visibles et qui dépassent souvent les Rs 50 M, de ces avocats qui ont révélé n’avoir jamais payé d’impôt et de ces amis du pouvoir qui échappent si facilement au filet. Le retraité aurait aussi pu demander à l’employée de la MRA d’aller rechercher auprès de son directeur Sudhma Lal ce qu’il est advenu de l’enquête qu’il avait annoncée en 2013 sur Nandanee Soornack. Avant de quitter les locaux de la MRA, le retraité n’a pas manqué de lancer qu’ «il y a des services publics qui se foutent vraiment des petites gens honnêtes!» 
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