Le colonel Azali Assoumani, avec 40,98% des voix, a devancé le candidat du pouvoir Mohamed Ali Soihili (alias Mamadou) 39,87% et Mouigni Baraka 19,15% lors du second tour des élections présidentielles aux Comores. Ces résultats provisoires ont été rendus publics en fin de semaine par la Commission électorale nationale indépendante (Céni). De son côté, la mission d’observation de la Commission de l’océan Indien (COI), dirigée par le commissaire électoral, Irfan Rahman, se félicite des conditions dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin, soit de manière fluide.
À ce stade, le candidat élu ne peut pas encore être déclaré président élu en raison d’un recours déposé vendredi auprès de la Cour constitutionnelle par les observateurs de l’Union européenne. Ces derniers déclarent avoir constaté des fraudes sur l’île d’Anjouan et demanderaient que le scrutin soit réorganisé dans les bureaux de vote concernés. Les élections du 10 avril constituent une étape importante dans la consolidation de la démocratie dans l’Union des Comores
 De son côté, la mission d’observation de la COI, qui met en exergue « la forte mobilisation des femmes et des jeunes comme membres des bureaux de vote et que le scrutin s’est déroulé de façon fluide », a relevé quelques failles lors de ces élections. Dans un communiqué officiel, mention est faite que « la Mission déplore les incidents qui ont perturbé le bon déroulement du scrutin à Anjouan, générant un climat tendu et instable. La Mission regrette que le niveau de sécurité aux alentours de ces bureaux de vote n’ait pas permis d’offrir aux électeurs les conditions optimales nécessaires à l’accomplissement de leur devoir civique et dans certains bureaux de vote visités par la Mission, les opérations ont démarré au moins une demi-heure après l’heure prévue par la loi compte tenu de l’arrivée tardive de certains membres des bureaux de vote ou des assesseurs des candidats et de la livraison tardive du matériel de vote. »
 Les membres de la mission d’observation de la COI, qui a vu également le déplacement du secrétaire général, Jean-Claude de l’Estrac, dans l’archipel, comprennent outre Irfan Rahman, Françoise Labelle, ancienne parlementaire, Salim Abbas Mamode et Joseph B. Léopold, députés de l’Assemblée nationale, Raherisoa V. Victorine, Rasoanerinjatovo B. Dimitrine, et. Rasoarimalala Georgette, députées de l’Assemblée nationale de Madagascar.