Le responsable de l’Académie olympique au Comité olympique mauricien (COM), Sanjaye Goboodun, a été unanimement reconduit, le samedi 16 mars dernier, au poste de secrétaire général lors de l’assemblée générale des l’Association des académies nationales olympiques africaines (AANOA) tenue à Tunis. Un nouveau mandat de quatre ans qui, dit-il, lui permettra de poursuivre l’effort dans la promotion et le développement de l’olympisme sur le continent.
« C’est le principal but de l’AANOA pour les quatre ans à venir jusqu’en 2017. Nous avons l’objectif d’aider tous les états africains à disposer d’une académie olympique au sein de leur comité national olympique afin de faire avancer ensemble notre cause », confie-t-il.
L’AANOA a été fondée par le Comité international olympiques (CIO) et l’Association de comités nationaux olympiques africaines (Acnoa) en 2008. Et tous les Comité nationaux olympiques sont tenus à avoir leur académie olympique, celle-ci étant « la branche éducative des Comités nationaux olympiques », rappelle notre interlocuteur.
Toutefois, il avance que sur 53 États africains existant, seule une quarantaine disposent d’une académie olympique. Et de ce nombre, 21 pays sont à ce jour affiliés à l’AANOA. « Notre but pour les quatre ans à venir est aussi d’affilier tous les CNO des Etats afin de partager les idées et activités qui sont organisées dans chaque pays du continent », indique-t-il.
Cette assemblée générale fut présidée par le président de l’Acnoa, l’Ivoirien Lassana Palenfo, en présence du président du Comité national olympique du Tunisie, Ridha Layouni. Ce dernier a aussi été conduit à la présidence de l’AANOA.
Après cette réunion, l’exécutif s’est réuni le 16 mars pour élaborer son plan d’actions pour les années à venir. Parmi une série d’activités qui seront ainsi lancées, on relève la tenue d’un séminaire olympique continental à Tunis prévu vers la fin de 2013 ou au début de 2014. L’assemblée générale de l’AANOA a coïncidé avec l’inauguration de son nouveau siège basé désormais à Tunis.
Sanjaye Goboodun qualifie le bilan 2008-12 de l’AANOA de « mi-figue mi-raisin en tenant compte des procédures légales que nous devions honorer envers l’Éat tunisien. Cela pour être en conformité avec les lois du pays afin d’être que nous soyons reconnus comme une ONG et de bénéficier de certains avantages, par exemple, par rapport à la taxation », précise-t-il. Le siège de l’AANOA se trouvait déjà à Tunis mais attendait d’être régularisé en raison de la révolution populaire dans ce pays. « Le travail commence réellement cette année avec le lancement de nos activités. »
Chaque année, l’Académie internationale olympique organise une rencontre des académies olympiques du monde entier à Olympia en Grèce pour une séance de travail.