Le Plaza, figure emblématique de Rose-Hill, rejaillit de l’ombre. Pour marquer les cent ans du scénographe Serge Constantin, l’énigmatique théâtre, berceau des plus grands barytons et comédiens de l’océan Indien, se livre à nous. Trois coups de brigadier : le rideau rouge se lève sur le Plaza…
La salle des fêtes est fin prête, mais il faudra attendre encore deux ans pour insuffler un semblant de vie au reste du bâtiment. Depuis de nombreuses années, les différentes forces municipales se sont acharnées pour tenter de sauver la belle de Rose-Hill, vestige des années 30. Fermé depuis le 1er octobre 2004, le Plaza est aujourd’hui en état de délabrement. Seule la cour continue de vivre avec les occasionnels skateurs du coin ou les couples venus frekante sur les marches du célèbre théâtre.
Le Plaza a été inauguré en 1933. L’idée de construire un édifice entièrement dédié aux arts vient des habitants de la région, qui souhaitaient qu’un haut lieu de culture soit édifié en dehors de la capitale. Le bâtiment est divisé en trois sections distinctes : la partie administrative consacrée aux bureaux, la salle des fêtes et le théâtre.