Le travailleur social Samioullah Lauthan a estimé ce matin que « l’internet est comme un couteau de cuisine, qu’on peut utiliser pour couper des légumes et de la viande » mais qui peut aussi « être utilisé pour tuer quelqu’un ». C’était lors de la cérémonie du lever du drapeau à la Port-Louis North SSS, à Vallée-des-Prêtres, dans le cadre des célébrations marquant le 48e anniversaire de l’indépendance.
Samioullah Lauthan a dit constater, après maintes discussions avec des parents et des jeunes, que « ces derniers sont des victimes et que leurs émotions sont manipulées ». Il poursuit : « Ils subissent un lavage de cerveau incroyable par le biais de l’internet. Je suis allé sur certains sites, où il est carrément dit “you must rebel against your parents”, “you must disobey and hate them and if need be”, “use violence against them”. Malheureusement, c’est cela que les enfants retiennent », a-t-il déclaré. Ce qui, selon lui, « les prive de leur capacité de réfléchir, d’analyser, de critiquer, de faire leur autocritique pour distinguer le bon du mauvais, le vrai du faux, le moral de l’immoral ou le légal de l’illégal ».
Le travailleur social affirme : « Certains parents se plaignent du comportement de leurs enfants. Ils ne les reconnaissent que physiquement. » Et de poursuivre : « J’ai parlé aux enfants qui sont devenus le contraire de ce qu’ils étaient auparavant, un virage à 180°. Cependant, il ne faut pas commettre l’erreur de comparer nos jeunes d’aujourd’hui à ceux du passé. » Et d’ajouter qu’il entend souvent des parents dire que « les jeunes d’aujourd’hui sont matraqués du matin au soir par l’internet ». Selon Samioullah Lauthan, il devient « de plus en plus difficile d’être jeune aujourd’hui, et encore plus difficile d’être mère et père ». Son message aux jeunes : « S’il est difficile d’être jeunes aujourd’hui, pensez au moment où, dans 25 ou 30 ans, vous serez parents. Sey reflesi ki pe atann zot avek zot bann zanfan. »
Après avoir lu le message officiel de sir Anerood Jugnauth, Samioullah Lauthan a rappelé : « Le Premier ministre nous demande de ne pas nous laisser abattre par le défaitisme. Il faut être optimiste, il faut travailler pour une société plus juste et plus libre. Il parle aussi de la génération future, de la technologie et de l’innovation, tout en se permettant de faire une petite remarque pour dire que l’intérêt pour les sciences baisse malheureusement. Il lance un appel pour qu’il y ait plus d’intérêt pour les sciences car l’avenir, ce sont les sciences et les nouvelles technologies. »