• Ce chiffre prévu officiellement pour cette année représente presque 18 mois d’exportations
  • Baisse dans la valeur des importations, soit Rs 211,7 milliards contre Rs 207,8 Mds l’année dernière

Sur le front économique, le secteur des échanges commerciaux pose un véritable casse-tête. En effet, les dernières prévisions de Statistics Mauritius indiquent que le déficit de la balance commerciale s’accentuera de nouveau en 2019 et ce, en dépit des déclarations au sujet des mesures en vue de booster les exportations.

Au 31 décembre prochain, le trou dans les échanges commerciaux sera de Rs 124,8 milliards, représentant environ 18 mois d’exportations. Ce chiffre constitue une détérioration sur la performance de l’année dernière, où le déficit commercial était de Rs 112,1 milliards.

Ainsi, dans le Forecast pour cette année en se basant sur les données du premier semestre, Statistics Mauritius est d’avis que les exportations généreront des recettes de Rs 83 milliards, soit à peine une progression de Rs 3 milliards sur les Rs 80 milliards de 2017 et 2018.

Toutefois, les prévisions pour les importations ont été révisées à la baisse comparativement au Target défini en mai dernier. Les importations devront être de l’ordre de Rs 207,8 milliards contre Rs 211,7 milliards. Statistics Mauritius émet également une Note of Caution en ajoutant que « the new forecast includes one-off items such as tugs, linear accelerator and metro trains but excludes aircraft and wind turbines ».

Pour les six premiers mois de l’année, les exportations restaient sous la barre des Rs 40 milliards, soit Rs 39,8 milliards, contre Rs 38,3 milliards, pour la période correspondante l’année dernière. D’autre part, la filière des Export-Oriented Entreprises continue à piétiner avec des recettes de Rs 11,5 milliards contre Rs 11,4 milliards pour le premier semestre de l’année dernière.

L’Europe continue à être l’un des principaux marchés, soit avec 45% des exportations, soit d’une valeur de Rs 7,9 milliards. Les principaux pays sont les Etats-Unis (11,1%), l’Afrique du Sud (10,6%), la Grande-Bretagne (10%), la France (9,8%), Madagascar (7%), l’Italie (6,2%) et l’Espagne (4,2%)
Par contre, la facture des importations s’est rapprochée de la barre des Rs 100 millions, soit Rs 94,8 milliards pour les six premiers mois, soit Rs 7 milliards de plus qu’au 30 juin de l’année dernière.

Développement de l’infrastructure oblige, Rs 11,2 milliards (23,2% de la note d’importations) avaient été consacrées aux biens d’équipement et de transport, Rs 8,9 milliards pour les carburants, Rs 8,4 milliards pour l’alimentation (17,3%), Rs 8,3 milliards pour les produits manufacturés (17%).

Avec Rs 26,6 milliards (54,8%), l’Asie se taille la part du lion en tant que marché d’approvisionnement avec l’Inde en tête, vu le poids des importations pétrolières à ce jour, avec 18,7%, soit une progression de 12%, la République populaire de Chine avec 16,8%, l’Afrique du Sud 8,6%, mais en régression de 12,5% et la France avec 6,8% mais une baisse substantielle de 24,3%.