La prochaine réunion entre les représentants de la Mauritius Football Association (MFA) et ceux du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) sera-t-elle la bonne ? La question se pose après que la réunion précédente a encore abouti à un statu quo. Le MJS a ainsi demandé que l’avis des clubs soit recherché. C’est du moins ce qu’a laissé entendre une source au MJS hier après-midi. « Comme ce sera l’affaire de dix clubs, nous avons demandé à ce qu’ils soient aussi présents à la table de travail. »
Au cours de la réunion de lundi dernier, la MFA a pu présenter le projet qu’elle espère faire implémenter. Premier hic : la durée avant qu’il ne devienne définitivement viable. La MFA préconise en effet un moratoire de dix ans, le temps que le projet devienne définitivement profitable. Sauf que le MJS espère que cette période sera bien moins longue que prévu. « En fait, la MFA souhaite que le MJS s’associe à la démarche le temps que le projet aboutisse. Mais ce n’est que dans dix ans qu’on verra l’autonomie du projet. »
On arrive ainsi au deuxième accroc : les finances. Selon les chiffres dont nous disposons, le MJS a déjà délié les cordons de la bourse pour le paiement des salaires il y a quelques semaines. Le pactole de Rs 26 M est donc bien entamé, d’autant que la prochaine étape devrait normalement voir le projet d’académie du MJS voir le jour et le budget encore raccourci de Rs 10M. « Il ne restera que Rs 10M pour la prochaine saison. Les clubs seront donc sollicités pour voir comment ils peuvent contribuer. »
Troisième difficulté : la similitude entre les projets de la défunte Mauritius Professional Football League (MPFL) et la MFA. L’idée est de reprendre un schéma plus ou moins similaire. Avec quels résultats ? « Le projet paraît intéressant dans le fond. C’est la forme qui pose problème », laisse encore entendre notre interlocuteur.
En d’autres mots, « les trois dernières années ont été un échec. Qu’est-ce qui fait que cela pourrait marcher cette fois ? » Dans la pratique, seuls quelques clubs ont fait l’effort de générer d’autres sources de revenus. « C’est dans cette optique que les représentants des 10 clubs qui devraient composer la ligue professionnelle ont été conviés vendredi. Il s’agira de trouver une solution », poursuit l’interlocuteur.
En somme, l’idée de relancer le football professionnel, à laquelle tout le monde adhère, doit encore passer par la case validation avant de voir le jour. En attendant, l’avis des présidents des clubs est forcément très attendu…