Alors que la mise en application du Nine-Year Continuous Basic Schooling a déjà été enclenchée, aucun budget précis n’a encore été défini pour ce projet. Dans ses propositions au Premier ministre et ministre des Finances, la All Civil Service Employees and Other Unions Federation (ACSEF) invite le gouvernement à préciser les sommes prévues pour cette réforme. La fédération invite également le gouvernement à prévoir des repas chauds dans les écoles non-ZEP et d’investir dans le programme de sécurité routière.
Au total, l’ACSEF a émis une trentaine de propositions dans le cadre des consultations pré-budgétaires. La fédération fait ressortir que le nine-year schooling nécessitera des développements au niveau des infrastructures ainsi que le recrutement de personnes ressources pour divers programmes. D’où la nécessité, estime-t-il, de mentionner le budget prévu par le gouvernement pour la mise en oeuvre de cette réforme.
Par ailleurs, Vinod Seegum, président de l’ACSEF, a mis l’accent sur la nécessité d’investir dans le programme sur la sécurité routière. Introduite dans les écoles depuis quelque temps, la sécurité routière n’a pas vraiment décollé. La fédération estime qu’il faudrait miser sur le renforcement des capacités et le soutien des ONG oeuvrant dans ce domaine.
 Par ailleurs, l’ACSEF se dit en faveur de l’introduction d’un grant pour permettre aux familles mauriciennes d’investir dans le photovoltaïque. Ce qui permettrait de réduire la dépendance sur l’huile lourde et le charbon. La fédération plaide également pour un meilleur contrôle de l’utilisation de pesticides dans les fruits et légumes cultivés localement. Elle invite même le gouvernement à introduire des mesures pour permettre aux familles de cultiver leurs propres légumes.
L’ACSEF souhaite également la mise en application du salaire minimum à Maurice et à Rodrigues. Le montant devrait être décidé après discussion avec les syndicats.
 Sur le plan de la santé, la fédération réclame des médicaments de qualité pour les patients des hôpitaux publics. Concernant le traitement à l’étranger, la fédération est d’avis que le gouvernement devrait prendre en charge la totalité de l’intervention et des traitements. Dans ce même domaine, l’ACSEF invite le gouvernement à introduire une loi permettant aux Mauriciens et aux Rodriguais de faire un check-up médical deux fois l’an, que ce soit à l’hôpital ou dans une clinique privée.