Le Premier ministre Navin Ramgoolam a, dans une déclaration à la presse samedi en marge de la célébration du nouvel an tamoul, reconnu que la proposition du légiste britannique Geoffrey Robertson concernant la Freedom of Information Act l’a fait tiquer. « Je note qu’il évoque la présentation de la Freedom of Information Act. En toute franchise, j’ai un peu tiqué à la lumière de l’expérience observée dans les autres pays. Je lui (Ndlr : M. Robertson) avais demandé de voir ce que Tony Blair avait écrit à ce sujet dans son livre autobiographique. L’ancien Premier ministre britannique affirme ne pas savoir qui lui avait conseillé d’introduire une telle législation… Je ne peux introduire quelque chose qui bloquerait la machinerie gouvernementale d’autant que cinq années, ça passe vite », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement pense toutefois que les propositions formulées par le légiste britannique permettront de « faire un pas en avant vers la modernisation du pays ». « Geoffrey Robertson est un grand défenseur des droits humains. Si je voulais faire du mal à la presse il aurait été la dernière personne nommée. J’ai voulu qu’il fasse un rapport indépendant… », a-t-il dit.
Navin Ramgoolam a souligné que c’était lui qui avait donné le droit aux Mauriciens d’utiliser les antennes satellites, rappelant que lorsque sir Anerood Jugnauth était Premier ministre, une personne avait été arrêtée à l’aéroport pour en avoir importé une. Des poursuites judiciaires avaient été intentées contre lui. « J’ai fait adopter la loi sur la libéralisation des ondes. Et ce n’est pas moi qui avait demandé l’arrestation de 45 journalistes, puis de deux autres. J’ai aussi demandé à un de plus grands experts de venir à Maurice pour étudier la situation », a affirmé le Premier ministre.