Louis Jimmy Marthe, alias Colosso, qui a fait avis d’appel de sa condamnation à neuf ans de prison en cour intermédiaire le 10 décembre dernier, a demandé à être libéré sous conditions en attendant la tenue de son appel en Cour suprême. Il devra retourner en cour le 20 janvier pour être fixé sur sa demande.
Colosso avait été reconnu coupable le 10 décembre d’avoir comploté avec Hayeshan Maudarbaccus, un ancien steward du Trochetia, en juin 2012, pour l’importation de 2 kg d’héroïne de Madagascar. Quelques jours après sa condamnation, il a fait avis d’appel, avançant 13 motifs. Par le biais de son homme de loi, Me Rex Stephen, il demande cette fois à recouvrir la liberté en attendant son appel. La police, représentée par le sergent Conhyedoss, a objecté à sa demande. Le sergent a soutenu que la police craint que Colosso fuie la justice ou qu’il soit tenté de commettre un autre délit.
Me Rex Stephen, qui a contre-interrogé le sergent de police, a rappelé que les preuves retenues contre son client sont basées sur les seules allégations de Hayeshan Maudarbaccus, qui avait lui-même été arrêté après le démantèlement de ce réseau de drogue, mais qui avait obtenu l’immunité du bureau du Directeur des poursuites publiques afin de témoigner contre Colosso et ses acolytes. Me Stephen, de plus, soutient que son client s’était lui-même rendu à la police après avoir eu vent des allégations faites contre lui dans cette affaire.
Dans le passé, Colosso avait obtenu la liberté conditionnelle après que la charge provisoire d’entente délictueuse pour l’importation de drogue eut été retenue contre lui. Toutefois, le DPP avait fait appel de cette décision et la Cour suprême avait donné gain de cause au DPP.
Donnant une déclaration en cour, Jimmy Marthe a soutenu qu’il se plierait aux conditions qui lui seraient imposées si jamais il est mis en liberté. Il a souligné qu’en 2011, alors qu’il était libéré sous caution, il avait été autorisé à voyager, qu’il avait respecté les conditions imposées et qu’il était retourné au pays à la date prescrite. Et d’ajouter : « Mo innosan, mo pa konn narien ladan. »
Me Rex Stephen devant faire une requête au Crime Record Office concernant les antécédents de son client, la magistrate Ida Dookhy-Rambarun a renvoyé le bail hearing pour le 20 janvier.