Rezistans ek Alternativ tire encore une fois la sonnette d’alarme et relève les anomalies au sein du ministère de l’Environnement dans la sauvegarde des zones environnementales sensibles, dont les wetlands. Selon le parti écosocialiste, les récentes inondations à Cottage et à Tamarin sont dues à un problème d’ins- tallation de drains et des 200 wetlands qui doivent être restaurés.

«Alors que les wet lands sont aussi sous la responsabilité du ministère de l’Environ- nement, à travers l’Integrated Coastline Management Zone, il semblerait que le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou, se soit complètement dé- douané de sa responsabilité concernant les wetlands, en impliquant le National Ramsar Committee dans le processus d’allocation de licences EIA », indique le parti dans un communiqué.

Ainsi, désormais pour l’obtention d’une licence EIA, les principaux concernés devront aussi avoir l’approbation du National Ramsar Committee, placé sous l’égide du ministère de l’Agro-Industrie et de la Sécurité alimentaire. « Ce comité a pour vocation d’assister le ministère dans la mise en place des recommandations de la Convention Ramsar et d’aviser le ministère quant à la politique de rénovation des wetlands. Il semblerait que le ministre de l’Environnement ne veuille absolument pas assumer sa responsabilité quant aux wetlands et préfère se cacher derrière le National Ramsar Committee », soutient ReA.
Le parti demande aussi que les Terms of Reference pour le National Ramsar Committee soient explicités. Par ailleurs, dans une lettre adressée au secrétariat de Ramsar International et à l’International Union for Conservation of Nature (IUCN), Rezistans ek Alternativ demande leur intervention immédiate dans « les différents écocides actuellement en cours sur le littoral mauricien, tels qu’à Bel-Ombre, Cap-Malheureux, Les Salines de Rivière- Noire et Pointe-d’Esny. »

« C’est dans ce contexte que le combat pour la protection de l’ESA Wetland #76 des Salines de Rivière-Noire symbolise le combat pour l’ensemble des trésors vivants du pays, car il s’agit d’une ESA Catégorie 1. Cette catégorie de wetlands doit être conservée et proscrite de tout développement, exigence en vigueur dans le district de Rivière-Noire. Si les ESAs de Catégorie 1 sont détruites, il n’est pas difficile d’imaginer le sort que réserve le gouvernement aux ESAs de catégories inférieures », alerte ReA.