Le député Joseph Buisson Léopold, de Rodrigues, lance un appel au ministère de la Santé pour que des fonds soient transmis à la Commission pour la Santé à travers l’Assemblée régionale de Rodrigues (ARR) avant qu’ils ne soient donnés au Rodrigues Anti-Drugs Group, qui est engagé dans la prévention contre la drogue et l’alcool et dans la réhabilitation des toxicomanes, à Rodrigues. Joseph Buisson Léopold intervenait hier dans le cadre des débats parlementaires sur la fermeture de la Natresa et la création d’une nouvelle Harm Reduction Unit au sein du ministère de la Santé.
S’interrogeant sur le vrai problème de la Natresa, le député Léopold estime que « le gouvernement a attendu trop longtemps pour le résoudre ». Il affirme que la responsabilité de contrôler cette agence « to make sure that it is effective » et de venir de l’avant avec des « proper guidelines and policies » revient au gouvernement à travers le ministère de la Santé. Il est d’avis que Maurice a besoin d’un National Drugs Strategic Framework pour lutter contre toutes formes d’abus de drogues.
Pour Joseph Buisson Léopold, le traitement des toxicomanes est « une tâche complexe ». Il poursuit : « Le problème n’est pas la loi (…) Les Ong, qui font un travail important dans le cadre de la prévention et la réhabilitation des toxicomanes, sont vouées à la mort. » Il affirme également que le gouvernement seul ne peut pas venir à bout de ce fléau et qu’il faut la participation de tout un chacun, dont les employeurs et la société civile.
Par ailleurs, le député de l’OPR observe que l’Ong rodriguaise Rodrigues Anti-Drugs Group, gérant un centre de réhabilitation avec 14 lits, a été fonctionnelle pendant 20 ans. De plus, il constate que 25% de ses patients viennent de Maurice. « One of many reasons why they prefer Rodrigues are that during their withdrawal period they are able to maintain their abstinence as those drugs they are hooked on are not available in Rodrigues. » Il soutient que le groupe réussit la réhabilitation des toxicomanes à 72%. Le centre s’occupe aussi des alcooliques, Joseph Buisson Léopold avançant que, souvent, avant que l’alcoolisme devienne un problème sur les lieux de travail, l’employeur les envoie au centre pour une désintoxication.
Il insiste sur l’importance d’obtenir un soutien du gouvernement et lance un appel au ministère de la Santé pour que « the requirable fund be granted to the only anti-drug group which is available on the island, so we continue to set appropriate strategy to combat the usage of illicit drugs and alcoholism ». Il ajoute : « I appeal to the ministry of Health and Quality of Life that his ministry can provide appropriate funds to the Commission for Health of The Rodrigues Regional Assembly as Natresa will no longer exist and ensure that all the ressources will be duly utilise. »