Le long tube en bois venu d’Australie commence à faire partie du paysage musical mauricien. Le vendredi 11 mars, un atelier consacré au didgeridoo a été animé par Kan Chan Kin et Salem à Sable Noir. Moment de partage entre musique et spiritualité.
De petites gouttes scintillent sur ce terrain sacré consacré au nayabingi, le culte rasta, à Sable Noir. Sous un chapiteau perdu dans l’obscurité d’une nuit de vendredi sans étoiles, les faibles lumières disposées font perler les postillons des participants assis en cercle. La première étape pour apprendre à jouer du didgeridoo consiste à pousser l’air, tout en serrant les lèvres. D’où certains effluves qui arrosent l’herbe verte taillée pour accueillir l’atelier d’apprentissage consacré à ce tube cylindrique que les aborigènes d’Australie avaient découvert il y a plus de 40,000 ans.
Les didgeridoos sont ensuite placés sur les lèvres et, avec le même souffle, la centaine de participants amateurs réunis essaie de créer une mélodie. Ce qui n’était au début qu’une cacophonie se transforme au fur et à mesure en un son plus au moins audible. Pour le moment, la sonorité n’est maintenue que quelques secondes. De plus, à cause du manque d’oxygène, certains participants ressentent une certaine ivresse.