« Une mesure historique qui est maintenant une réalité ». C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, Pravind Jugnauth, vendredi après-midi lors de la cérémonie de remise des premiers paiements aux bénéficiaires de la Negative Income Tax (NIT) au siège de la Mauritius Revenue Authjority. S’il dit avoir été « moqué » par ses adversaires au Parlement lors de l’annonce du paiement de la NIT aux familles pauvres, il soutient que Maurice se trouve désormais parmi les pays tels les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie qui ont adopté cette mesure.
« La Negative Income tax permet aux travailleurs d’améliorer leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie », dit le PM. Parlant du combat du gouvernement pour qu’il y ait plus de justice sociale dans le pays, il souligne que la détermination est de réduire le fossé entre les riches et les pauvres. Il cite comme exemple l’augmentation de la pension de vieillesse à Rs 5 000 un mois après sa prise du pouvoir en décembre 2014. Toutefois, il ne croit pas qu’il faille en tout temps aider ceux qui se trouvent au bas de l’échelle, mais plutôt leur offrir des opportunités pour qu’ils puissent devenir financièrement autonomes.
Le Premier ministre a appelé les employeurs à respecter les lois s’agissant du paiement du NPF et NFS. Selon lui, certains ne contribuent pas régulièrement à ces deux fonds. « L’employeur doit faire de sorte qu’il contribue à ces fonds pour l’employé lorsqu’il perçoit la NIT », dit-il.
Pour la MRA, le travail n’a pas été facile pour le paiement des 21 800 bénéficiaires de la Negative Income Tax. Sur ce total, 12 100 comptes ont déjà été crédités. « C’est un nouveau défi, très différent de ce qu’on a eu dans le passé. Cela change notre mandat car nous devons maintenant collecter et distribuer l’argent des contribuables », dit le directeur général de la MRA, Sudhamo Lal. Pour que la MRA puisse mener à ce bien ce projet, avance-t-il, les employés de l’organisme sont partis pour enregistrer les familles pauvres, et certains autres sur leurs lieux de travail. Si le sentiment d’offrir l’argent des contribuables aux familles pauvres est « spécial », Sudhamo Lal se réjouit que cela apporte du soulagement à ces dernières. À ce jour, la MRA a enregistré plus de 21 000 demandeurs qui souhaitent obtenir un soutien financier du gouvernement. « La MRA espère augmenter le nombre de demandeurs car notre système a été automatisé », dit Sudhamo Lal.