Un coiffeur de 32 ans, résidant à La Tour Koenig, a déclaré à la police avoir été séquestré la semaine dernière pour une dette qu’il n’arrive pas à rembourser.

En présence de son avocat, le trentenaire a raconté son histoire à la police mardi. Il relate que dans l’après-midi du 3 juillet, il se trouvait sur un parking à Petite-Rivière quand des inconnus ont voulu lui parler. Ces derniers exigeaient qu’il rembourse Rs 160 000 qu’il devait comme loyer pour l’emplacement de son salon de coiffure. Selon le plaignant, la bande l’a contraint de prendre place dans une Toyota Vitz grise et devait prendre la direction de Pointe-aux-Sables. Une fois près de la plage, les suspects lui ont demandé de signer un document selon lequel il acceptait de rembourser sa dette. Cependant, la bande ne voulait pas le laisser partir et voulait une première tranche d’argent immédiatement. Le coiffeur a alors contacté son père, qui est arrivé deux heures plus tard et a remis Rs 40 000 aux suspects.

Selon le trentenaire, il n’a pas porté plainte car il n’avait pas subi de blessure et voulait régler cette affaire au plus vite. Mais il a déclaré qu’un autre incident s’est produit mardi quand il a reçu un appel d’un des suspects qui voulait le rencontrer à nouveau. La bande était devant sa porte et exigeait qu’il rembourse la totalité de sa dette. Mais il n’avait que Rs 5 000 sur lui et a promis de donner le reste ce mercredi. Entretemps, il a contacté le propriétaire de son emplacement pour des explications. Or, ce dernier a déclaré n’avoir jamais envoyé des individus pour l’intimider. Le coiffeur s’est dirigé immédiatement au poste de police pour rapporter l’affaire. Pendant qu’il le faisait, un des suspects lui a téléphoné, lui demandant de se présenter devant sa maison pour leur remettre l’argent. Le coiffeur a sollicité l’assistance de la police. Mais une fois chez lui, la bande était déjà partie.

Le plaignant dit être en mesure d’identifier les suspects et a remis à la police le numéro qui l’a contacté. La police a ouvert une enquête sur ce cas, mais elle n’écarte pas la possibilité que le plaignant ait été séquestré pour une tout autre raison. Il sera appelé à fournir plus de détails sur sa plainte bientôt. L’enquête se déroule sous la supervision de l’ACP Dawoonarain.