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TERRES DE BPML À ÉBÈNE : Alan Ganoo rend publics des extraits du comité Anil Bachoo institué en juillet 2010

« ... it would appear that dubious transactions were being undertaken with the connivance of BPML Management...»

Alan Ganoo, leader par intérim du MMM et leader de l'opposition, a, lors de la conférence de presse du Remake  2000 hier, rendu publics quelques extraits du rapport du comité interministériel institué le 23 juillet 2010 et présidé par le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, pour se pencher sur toute la question entourant l'allocation des terres gérées par Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) à Ébène. Des extraits très critiques à l'encontre du management de BPML et qui laissent entrevoir des pratiques pas toujours en lien avec la bonne gouvernance. Alan Ganoo, qui salue le ministre Bachoo pour son "courage" dans le ton, appelle ce dernier à rendre public le rapport dans son intégralité.
Le leader de l'oppositio Alan Ganoo a donné lecture d'extraits du comité interministériel présidé par le ministre Anil Bachoo institué le 23 juillet 2010 pour faire des recommandations quant à un développement planifié des terres de BPML situées à Ébène. Les commentaires puisés de ces extraits sont très critiques à l'égard de la gestion de ces terres par le management de BPML nommé en 2007 pour ce qui concerne, notamment, le respect des conditions attachées aux bails alloués.
"The "wishful blindness" adopted by BPML with regard to some of the lessees is blantly manifest. The Ministerial Committee therefore condemns the inconsistent and arbitrary approach that had been adopted by BPML (...)", est-il par exemple question au chapitre Compliance with Conditions of Lease. À l'item Lease of Repossessed Plots, le Comité Bachoo dit qu'il note "with concern" le fait que des parcelles qui ont été reprises "were leased out to new promoters in 2009 in an arbitrary manner and without clear established criteria." Il déplore le fait que "BPML had failed again to adopt good management practices by not putting in place a rigorous and transparent mechanism for the re-allocation of these plots."

"Unwanted opportunities for speculative transfer"

Il est encore dit, au chapitre Temporary Change of Use, qu'en mai 2010, l'Executive Chairman "unilaterally decided to authorise seven (7) lessees who failed to respect the conditions of their lease agreement in terms of timely implementation of their project to use their plots for temporary paid car parking." Ce qui, note le Comité Bachoo, est "blantly against the conditions of the lease and demonstrates the preferential, arbitrary, unfair and unduly privileged treatment granted to those lessees, especially when viewed against the repossession of land from other lessees for non-implementation of their project."
Dans sa conclusion, le Comité interministériel présidé par le ministre Bachoo arrive à la conclusion que le BPML "has failed in designing planning and marketing the resources put at its disposal and in promoting the intended development goals." Et ce constat : "The Ministerial Committee is of opinion that the assignment of lease prompted unwanted opportunities for speculative transfer and the BPML should have included in the lease agreements,specific conditions to prevent abuses. In the light of circumstances surrounding certain cases of assignment, it would appear that dubious transactions were being undertaken with the connivance of BPML Management."

"Honneur au judiciaire"

Dans le cas du jugement du juge Eddy Balancy dans l'affaire Soornack, le leader p.i. du MMM parle de "jugement motivé, recherché, sobre et très élaboré" qui "fait honneur au judiciaire." Il en veut pour preuve que le jugement en question a été salué par les hommes de loi des deux parties. À propos de CT Power, s'il concède que la National Energy Audit Commission instituée par le gouvernement peut, à certains égards, constituer "un pas en avant", le fait demeure que, d'après lui, son institution déjà évoquée dans le discours-programme de 2010 ne visait en fait qu'à "désamorcer la grève de la faim" de l'écologiste Jeff Lingaya.
Pour le leader de l'opposition, des questions demeurent sans réponses : qui sont les vrais actionnaires derrière CT Power ? Le Board of Investment (BOI) a-t-il fait "due diligence" et "clear the game" ? Il réitère son appel pour que le Power Purchase Agreement liant le Central Electricity Board (CEB) et cette société soit rendu public "comme le gouvernement dit supposément le souhaiter." "Nous connaîtrons alors le coût par kWh auquel CT Power entend vendre son électricité au CEB." Alan Ganoo rejoint sir Anerood Jugnauth en estimant que la "meilleure solution" serait de délocaliser le projet" et, ainsi, "écouter la voix de la raison."

Énergie : non à "l'emergency purchase" !

Alors que, explique-t-il, des experts s'inquiètent déjà des risques de black-out à l'horizon de 2015 qui est derrière la porte, le leader p. i. du MMM met en garde le gouvernement contre toute tentative de recours à de l'emergency purchase sans appel d'offres pour de nouvelles capacités de production en vue de répondre à la demande. Il rappelle à ce propos que le président du conseil d'administration du CEB parle d'une quatrième turbine à gaz. Ce qui, pour lui, équivaudrait à "un désastre financier."
Pour Alan Ganoo, en matière de politique énergétique comme  dans bien d'autres domaines, la principale contrainte à laquelle le pays fait face sous le gouvernement travailliste est la propension consistant "à faire plaisir aux petits copains." Il explique à cet effet que la sélection a longtemps été faite après l'appel d'offres pour la production photovoltaïque mais que, des mois après, le contrat n'a toujours pas été alloué.La raison, selon le leader de l'opposition : il y aurait une société qui aurait à la dernière minute fait une unsolicitated bid pour un parc photovoltaïque devant être abrité sur un terrain de 15 hectares dans l'ouest de l'île.
Commentant par ailleurs la nouvelle hausse tarifaire à venir, Alan Ganoo dit détenir des informations à l'effet que cette augmentation serait telle qu'elle risque d'être désastreuse pour des entreprises évoluant notamment dans les secteur du textile-habillement et des technologies de l'information et de la communication.
Alan Ganoo demande, enfin, au ministre du Travail et des Relations industrielles, Shakeel Mohamed, d'intervenir auprès du patronat pour qu'en attendant les amendements à être apportés à l'Employment Relations Act et à l'Employment Rights Act, ce dernier appelle ses membres à ne plus licencier des salariés en ne leur garantissant qu'un seul mois de salaires comme permis par la législation depuis son adoption en 2008. Il a en tête le cas des 18 salariés du One & Only Saint Géran ainsi licenciés vendredi et qui ont manifesté hier devant cet établissement hôtelier de l'Est.