Une délégation du Commonwealth Secretariat sera à Maurice pour des consultations sectorielles du 14 au 16 octobre dans le cadre de l’élaboration d’un « Economic, Regulatory and Social Impact Assessment of the Trade in Services Agreement (TiSA) on Mauritius », une étude d’impact économique et social de cet accord sur Maurice. Ce développements s’inscrit dans la perspective de la reprise imminente des discussions sur l’accession de la République de Maurice à l’Accord sur le commerce des services (TiSA — Trade in Services Agreement). La Platform Pou Sovgard Nou Souverennte – TiSA enn Menas souhaite des consultations élargies avec la société civile et les syndicats.
« À voir le calendrier de travail chargé, étalé sur trois journées, de cette délégation du Commonwealth Secretariat qui n’aura qu’une heure de consultations avec les représentants de chacun des 15 secteurs d’activités couvrant au total une soixantaine d’institutions et d’organisations publiques, privées, syndicales et sociales, il est évident que ces consultations seront superficielles. En une heure personne n’aura le temps nécessaire pour discuter en profondeur des implications réelles que cet Accord sur le commerce des services (TiSA — Trade in Services Agreement) aura sur chacun des secteurs concernés. Pour nous, ce ne sera qu’un eye-wash pour dire qu’il y a eu « consultations » alors qu’il n’en sera rien ! Tout le monde sera mis par la suite devant un fait accompli », s’est indigné dans une déclaration au Mauricien, le syndicaliste Radhakrishna Sadien, secrétaire du Comité national de coordination de l’Internationale des services publics (CNC-ISP), président de la Government Services Employees Association (GSEA) et  porte-parole de la Platform Pou Sovgard Nou Souverennte – TiSA enn Menas
L’équipe du Commonwealth Secretariat comprendra Kirk Haywood – Adviser (Trade Competitiveness), le Dr Jodie Keane – Economic Adviser (Trade Policy Analysis) et Travis Mitchell  (Economic Adviser, Economic Policy Division). Cette étude d’impact comprendra une analyse du TiSA sur Maurice par rapport au développement du secteur des services, de l’extension de l’exportation des services vers les marchés des parties de cet accord, l’attraction des investissements étrangers dans le secteur des services, la création d’emploi, ainsi que son effet multiplicateur sur l’économie mauricienne, sur les normes du travail, la consommation, la santé, les services publics et l’environnement.  
« Nous ne voulons pas de ces consultations sectorielles qui ne mèneront nulle part. Nous souhaitons des consultations élargies et en profondeur impliquant les institutions/organisations qui seront affectées par le TiSA, mais également et surtout les syndicats et les représentants de la société civile, car nous maintenons que cet accord est une menace pour notre souveraineté, notre démocratie, les droits humains, les droits des travailleurs et ceux des entreprises locales », a-t-il dit. 
Radhakrishna Sadien a rappelé que Maurice s’apprêtait à signer TiSA début décembre 2016. « Mais devant la levée du bouclier de la Platform Pou Sovgard Nou Souverennte – TiSA enn Menas, le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a annoncé, dans une lettre à la plateforme, que les négociations qui devaient se poursuivre du 6 au 8 décembre ont été reportées à 2017 », a-t-il ajouté.
Outre la GSEA la Platform Pou Sovgard Nou Souverennte – TiSA enn Menas regroupe des organisations syndicales et non gouvernementales dont la FPBOU, GSEA, LAEU, NTUC, CFTU, NWC, MACOSS, NYC, Rezistans ek Alternativ, DIS-MOI, le centre d’Alternative Research Studies, la Confédération syndicale de Gauche, la CTSP, l’ACIM et des individus engagés.