Roselio Raphaël, âgé de 18 ans, et ses proches se considèrent chanceux d’être toujours en vie après l’effondrement du toit de leur maison dimanche, à Tranquebar, à la suite des grosses averses qui se sont abattues sur la capitale. « Mo fami inn sap dan lamor », a déclaré le jeune homme au Mauricien ce matin. Ce dernier était chez lui, rue Cremation, à Tranquebar, dimanche après-midi, en compagnie de sa concubine, sa fille de six mois et d’une voisine. Alors que le tonnerre grondait, Roselio Raphaël s’affairait à mettre à l’abri ses effets personnels car, à chaque averse, l’eau s’accumule dans sa maison construite en bois et en tôle.

« Loraz ti pe kriye ek enn kout mo tann enn “Baw” », raconte-il. Et d’ajouter qu’il a vite compris que la foudre s’était abattue sur sa maison. Après un rapide constat, il a noté que le toit s’était effondré. Comprenant que cela représentait un danger pour sa famille, le jeune homme a ainsi décidé d’évacuer ses proches. Sa voisine a été légèrement touchée à l’épaule, mais elle a pu sortir à temps. Cependant, elle n’a pas souhaité se rendre à l’hôpital.

Ne sachant pas quoi faire sous une pluie battante avec un nourrisson dans les bras, Roselio Raphaël a alerté la police de Pope Hennessy. Celle-ci a sollicité du renfort auprès des pompiers de Port-Louis. Les éléments des Mauritius Fire and Rescue Services sont entrés dans la maison pour s’assurer qu’il n’y avait aucune autre victime à l’intérieur. Comme la structure était sérieusement endommagée, ils ont demandé au propriétaire de ne pas rester sur place.

Entre-temps, les policiers l’ont informé que le centre de refuge de Tranquebar est fermé et qu’il lui faudra résider chez un proche. C’est sans aucun effet personnel que Roselio Raphaël a trouvé refuge chez sa mère qui habite non loin de chez lui. « J’ai tout perdu lors de ce phénomène climatique hier. La nourriture, les vêtements, ma télé, des meubles et d’autres objets », souligne le jeune homme. Mais ce dernier ne souhaite pas être un fardeau pour sa mère. « Mo mama pe aid mwa pou le moman akoz nou pena manze. Mai pou komien tan ? » s’interroge-il. Ce dernier compte se rendre au ministère de la Sécurité sociale ce lundi pour obtenir une aide financière afin d’acheter de la nourriture. « Il y a un terrain près de la maison de ma mère où je compte construire une maison solide qui résistera aux intempéries », dit-il. En attendant, le jeune homme lance un appel à la solidarité : « Si bann Morisyen kapav ed mwa mo ti pou byen kontan. Mo pe bizin manze ek inpe materio pou rekonstrwir mo lakaz. »