L’utilisation des taximètres pour les taxis opérant devant les hôtels et à l’aéroport s’appliquera uniquement pour les nouveaux taxis. C’est ce qui ressort d’une rencontre qu’a eue hier le comité ministériel présidé par le ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, avec les représentants de taxis d’hôtels. L’utilisation du taximètre pour les taxis existants ne serait qu’une « option » mais, selon le comité ministériel, il représenterait clairement un avantage. Pour les hôtels dont les taxis n’utilisent pas de taximètre, les paiements se feraient à travers un bon (“voucher”) aux “taxis desks” aménagés dans chaque établissement.
La fédération des chauffeurs de taxis d’hôtels exprime sa satisfaction au sujet du fait que le comité ministériel ait décidé que cette mesure ne concernera uniquement que les nouveaux taxis basés à l’aéroport et devant les hôtels, cette mesure n’étant donc pas obligatoire pour les taxis existants. La Federation Of Hotels Taxi Associations a organisé hier un rassemblement au Champ-de-Mars dans le but de réunir ses membres et de diffuser les informations nécessaires concernant l’avancée des négociations avec les autorités, précisément le comité ministériel présidé par Xavier-Luc Duval, au sujet de leurs revendications.
Hier, la fédération a en effet soumis un mémorandum au comité ministériel dans lequel elle fait part de ses observations et commentaires au sujet des propositions faites par le comité Duval. Celle-ci accepte notamment la proposition concernant la mise sur pieds d’un taxi information desk dans les hôtels avec une capacité de plus de 50 chambres, décision qui devrait couvrir environ 95 % des hôtels à Maurice, selon la fédération.
La fédération fait également appel pour revoir la définition d’Executive Car et de Contract Car. La première catégorie concerne les véhicules de plus de 2 500 cc, et qui devront être enregistrés auprès de la National Transport Authority (NTA) avec la proposition que ceux-ci ne devraient rester de façon permanente dans l’enceinte des hôtels et qu’ils soient conduits par les employés d’hôtel. Les Contract Cars, pour leur part, sont des véhicules de moins de 2 500 cc, qui devraient être “self driven” et qui ne devraient pas aussi rester de façon permanente dans l’enceinte des hôtels, selon la fédération. Cette dernière propose également que soit confiée la responsabilité de former leur représentant, avec la collaboration de l’École hôtelière Sir Gaëtan Duval, à chaque organisation de chauffeurs de taxi, et ce avec une priorité à la gente féminine. Demande est faite également que le Tourism Employees Welfare Fund soit accessible aux taximans d’hôtels, de revoir le rôle de la NTA et de nommer un membre de la fédération au sein du conseil d’administration du régulateur.
La Federation of Hotel Taxi Association a décidé, pour rappel, de reporter son opération escargot, initialement prévue pour hier au Champ-de-Mars, après des dénouements intervenus au sujet de leurs requêtes. Cependant, la fédération affirme qu’elle suite la situation de près et que le mot d’ordre lancé aux membres est de « rester mobilisés ». La fédération annonce par ailleurs deux manifestations dans les jours à venir devant l’hôtel Veranda, Pointe-aux-Biches, pour contester contre la présence d’un tour-opérateur qui récupéreraient des clients de l’hôtel en faveur des opérateurs illégaux, et donc au détriment des chauffeurs de taxis basés devant l’établissement, et ensuite devant l’hôtel Sofitel, à Flic-en-Flac.