« Cette commémoration a permis de rappeler ce que l’île Maurice contemporaine doit à une poignée de pionniers qui, au cours des siècles, se sont battus pour faire vivre à l’autre bout du monde les valeurs de liberté et d’humanité qui sont celles de la France et ont défendu sa culture », estime Michèle Malivel, présidente du Comité du Tricentenaire. Elle déclare ainsi que Maurice à la chance de regrouper une population d’origines diverses et qui a su faire sienne la langue française, car « il faut le dire, notre chantant créole en est une variante ».
La commémoration de la présence française à Maurice a été marquée samedi par la remise d’un trophée spécial du tricentenaire offert par l’Union des Français de l’Étranger à l’occasion de la journée des courses au Champ de Mars. Le trophée a été remis au gagnant de la course, le cheval Adi Star, de l’écurie Vincent Allet, par Michèle Malivel accompagnée de Laurent Garnier, ambassadeur de France à Maurice, et du sénateur Christophe Frassa.  
À l’occasion du tricentenaire de la présence française à Maurice, une série d’activités ont été organisées durant le mois de septembre avec des concours culinaires, d’orthographe, de rédactions, de dictées, de peintures et de slams. Les gagnants des différentes catégories ont été récompensés jeudi par Leela Devi Dookun-Luchoomun, ministre de l’Éducation, à la résidence de France, où ils ont été reçus par Laurent Garnier et son épouse.
Le 23 septembre dernier, un dîner gastronomique concocté par le chef français étoilé Michel Bruneau s’est tenu à la State House, à Réduit. Y étaient conviés la présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim, le Premier ministre par intérim Xavier-Luc Duval ainsi que plusieurs ministres et personnalités. Le point fort de cette semaine a été l’inauguration d’un monument commémoratif par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, le 20 septembre. Installé à côté du Blue Penny Museum, au Caudan Waterfront, il arbore trois oiseaux en bronze symbolisant les 300 ans de présence française, les trois périodes de mise en valeur de l’île (française, anglaise et indépendance) et les trois continents qui ont assuré le peuplement de l’île, soit l’Europe, l’Afrique et l’Asie.
L’ambassadeur de France, Laurent Garnier, a à cette occasion rendu hommage à tous ceux qui ont été entraîné de gré ou de force dans le développement de l’île. Il a rappelé à cet effet que « l’histoire de la période française n’est pas seulement celle des Français, elle appartient à tous ceux qui ont été entraînés de gré ou de force dans le développement de l’île. C’est donc aussi celle des dizaines de milliers d’africains originaires du Mozambique et de Madagascar, d’Afrique de l’ouest, venus comme esclaves ; celle des indiens esclaves puis libres venus de Pondichery et d’ailleurs, des tamouls, des musulmans, des Chinois de Canton ». Citant  Jean-Claude de l’Estrac qui a décrit le premier cette grande diversité ethnique, il rappelle qu’à la fin de la période française, toutes les communautés étaient présentes et le métissage était déjà une réalité.
Une pléiade de journalistes de divers titres de presse, de radio et de télévision française étaient également présents pour couvrir les célébrations et activités, dont Le Figaro, Paris Match, France 3, France 2, RFI et Madame Monaco.
Pour sa part, le ministère des Arts et de la Culture a organisé une exposition sur la possession et l’occupation de l’île de France avec la collaboration de la National Archives Department, du Mauritius Museum Council et des corps para-étatiques. Le but de cette exposition est de mieux faire connaître la période de la colonisation française de 1715 à 1810 et de permettre au public d’avoir une meilleure interprétation d’une partie importante de notre histoire.
La Société royale des Arts et des Sciences a présenté, à l’Institut Français de Maurice (IFM), durant la semaine écoulée, un colloque sur la biodiversité. Une conférence de Pierre de Boucherville Baissac et de Jean-Marie Huron sur l’apport des botanistes français à Maurice a également eu lieu en présence de la présidente Ameenah Gurib-Fakim, présidente d’honneur de la Société.
Une compétition d’élégance automobile a été mise sur pied par le club Classic Cars de Christophe Leroux et a permis d’admirer de belles et vieilles « françaises ».
L’IFM a organisé une soirée musicale au MGI, où chanteurs français et mauriciens ont associé leurs talents en interprétant aussi bien des morceaux d’opéra que des chansons contemporaines, dont les mélodies ont été largement puisées dans le répertoire classique. Elizabeth Vidal, Véronique Zuel, André Cognet, Jean-Michel Ringadoo, accompagnés par Stéphane Eliot, Sophie Brissot-Darmon et Darion Ramdeal, ont fait se lever une salle enthousiaste.