Selon le ministère de la Santé, Maurice enregistre près de 120 nouveaux cas de tuberculose chaque année, la situation étant dès lors jugée « stable ». Ces chiffres ont été dévoilés à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la tuberculose le 24 mars. Le thème choisi cette année est “Avis de recherche : des chefs de file pour un monde exempt de tuberculose”.

Les rapports démontrent aussi que plus d’hommes sont touchés par cette maladie, notamment ceux âgés de 35 à 55 ans. Ceux les plus à risques sont les alcooliques, les toxicomanes et les personnes atteintes du VIH, mais aussi les sans domicile fixe, les enfants souffrant de malnutrition et ceux n’ayant pas été vaccinés à la naissance. Contrairement aux années 70’, on indique que la tuberculose a connu « une baisse » à Maurice. Depuis les dix dernières années, le nombre de décès dus à la tuberculose a diminué de quatre à cinq par an. De plus, les chiffres démontrent qu’entre 15% et 20% des cas concernent des patients atteints du VIH/ Sida.

Bien que la tuberculose soit une maladie dangereuse, on peut toutefois en guérir. Selon le Dr Mohammed Fezul Rujeedawa, pneumologue et spécialiste en tuberculose à la Chest Clinic de Port-Louis, le traitement, à base d’antibiotiques, se fait en deux phases, et ce sur une période de six mois, selon le protocole établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La première étape est considérée comme une phase d’attaque et comprend l’injection de quatre antibiotiques au malade. La deuxième est considérée comme une phase d’entretien, où le malade reçoit deux antibiotiques. Les patients sont toutefois placés en quarantaine à l’hôpital de Poudre-d’Or. Le suivi et le contrôle sont assurés par la Chest Clinic. Une équipe d’infirmiers a également pour mission d’effectuer des visites mensuelles aux domiciles des patients pour assurer que la situation est bien maîtrisée.

Pour sa part, Dr Laurent Musango, représentant de l’OMS à Maurice, a rappelé qu’en 2016, 1,3 million de personnes sont décédées suite à la tuberculose dans le monde. À cela, il faut rajouter environ 374 000 décès parmi les porteurs/porteuses du VIH/Sida. Presque 6,3 mil- lions nouveaux cas ont été détectés durant la même année. Toutefois, le taux de mortalité diminue de 3% sur l’échelle mondiale. Les décès peuvent être évités si le dépistage se fait précocement et si le traite- ment nécessaire est procuré à temps. « Plusieurs millions de personnes ont été guéries par le diagnostic et des soins adéquats, soit 53 millions pendant la période de 2000 à 2016 », dit- il. Le Dr Musango a également souligné le rôle de l’OMS dans la lutte contre la tuberculose. « Pas moins de 25% de la région africaine de l’OMS est concernée par cette maladie. L’OMS vise à réduire le nombre de décès par 90% et une réduction de 80% sur l’incidence des nouveaux cas détectés d’ici 2030 », dit-il.

Pour atteindre les objectifs, l’OMS a avancé une série de recommandations. D’abord, les services de soins médicaux et une prévention sur une couverture sanitaire universelle doivent être mis sur pied. L’OMS recommande également une action multisectorielle face aux facteurs de risque de la tuberculose et de ses conséquences. Elle recommande aussi la mise en place d’avancées technologiques d’ici 2025 pour réduire rapidement les incidences de cette maladie. la rate, augmentant ainsi les concentrations sanguines d’anti- corps. Si le chant choral n’est pas pour vous, vous ne risquez rien à chanter vos airs préférés dans la douche.