Si vous êtes en train de consulter le classement Week-End Hit Parade des Fédérations, c’est que l’heure du bilan est arrivée et que la saison 2015 tire définitivement à sa fin. Nous sommes aujourd’hui à 5 jours de la fin de cette année 2015 qui a été marquée par deux événements importants pour les sportifs mauriciens. En effet, 2015 a été l’année des 9es Jeux des Iles à La Réunion et les 11es Jeux d’Afrique au Congo Brazzaville Il va sans dire que notre classement a été largement influé par les résultats ramenés par les athlètes de ces deux compétitions. Du reste, la récolte a été au-delà des espérances avec notamment 66 médailles d’or des JIOI et 5 des Jeux D’Afrique qui pourraient se transformer en 7 or si d’aventure les deux médailles d’argent de l’haltérophilie Roilya Rama Ranaivosoa se transforme en or si le cas de dopage d’un Nigériane se confirme. We cross fingers…
Malgré le fait que Maurice a gagné autant de médaille ce n’est pas pour autant que l’Association mauricienne de Badminton s’est retrouvée face à des adversaires farouches ou des concurrentes de taille. On aurait pu à un certain moment penser que la Fédération mauricienne d’Haltérophilie allait être un adversaire de taille avec ses 20 médailles d’or gagnées aux Jeux des Iles après la déroute de 2011 aux Seychelles et aussi ses médailles remportées aux Jeux d’Afrique, aux Championnats du Commonweath à Pune en Inde et aux Jeux de la Jeunesse du Commonwealth aux îles Samoa. Toutefois sur trois éléments qui sont pris en considération par nos journalistes dans l’élaboration de ce classement à savoir (a) les résultats, (b) la gestion des affaires de la fédération et (c) le respect du calendrier, la FMH ne passe pas le test convenablement sur les points b et c.
En effet, si les résultats sont bel et bien présents en haltérophilie cette année, par contre la gestion des affaires de la FMH n’est pas bonne. L’affaire de dopage de Parful Prititpaul en amont des Jeux des Iles et le « hearing committee » qui a été mis en place ne jouent pas largement en sa faveur. Tout comme une communication en dents de scie, notamment vis-à-vis de ses propres athlètes qui fait que souvent les actions de cette fédération sont vues comme une décision contre-productive. Alors qu’au niveau du calendrier, c’est jamais prévu au départ et souvent c’est par une tierce personne que la presse apprendra l’organisation d’une compétition.
Si d’aventure Poorun Bholah avait pris en considération ces points, il aura sans doute gagné en estime, espérons qu’il prendra bonne note. N’empêche que sa fédération fait le saut le plus important de ce classement, passant de la 14e à la 6e place, soit un bond vers le haut de 8 places. Une position que la Fédération mauricienne d’Haltérophilie n’a jamais occupée depuis la création de ce classement en 1999. C’est surtout grâce à ses athlètes que cette fédération gagne deux points et nos souhaits sont que la FMH reste sur cette lancée et règle au plus vite ses conflits comme Week-End en fait état une nouvelle fois cette semaine (voir plus loin).
11médailles à l’ international
Par contre, pour l’Association mauricienne de Badminton, 2015 a été une année sur les chapeaux de roue. Les badistes ont ramené  des compétitions internationales 11 médailles d’or pour Maurice dont 7 (le grand chelem) aux Jeux des Iles, deux des All Africa U15 et  deux des Jeux d’Afrique. Jamais la moisson n’a été aussi bonne pour ce sport qui a retrouvé sa place de No 1 dans l’océan Indien. La marche triomphale de Kate Foo Kune en Afrique avec une position de 37e sur la liste des joueuses qualifiables pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016 et sa concrétion comme sportive de l’année font que ce sport a trouvé une nouvelle reine. C’est aussi grace au soutien qu’apporte le TFES à ce sport et aussi à Kate Foo Kune qui passe désormais le plus clair de son temps à l’étranger pour ses compétitions de qualification et ses études.
Il faut aussi se dire que l’Association mauricienne de Badminton affiche  une stabilité solide sur la place. Même si on peut reprocher à son président, Bashir Mungroo de jouer un rôle effacé sur la scène local, laisse ce rôle de premier à son secrétaire général, Raj Gaya c’est sans doute pour mieux communiquer aux différentes sphères du sport mauricien. Un petit jeu que Raj Gaya maîtrise parfaitement bien eu égard à son expérience. L’AMA, c’est aussi une fédération qui est aussi stable dans l’organisation de ses compétitions qui comme un métronome sont organisées sur une base régulière.
Sans surprise
C’est donc sans surprise que l’AMB se retrouve à la tête de ce classement avec 7.5 points devant l’Association mauricienne d’Athlétisme qui a pris du plomb dans l’aile en raison d’une absence de résultats sur la scène internationale. Du reste, lors de sa conférence de presse bilan, le président de l’AMA, Vivian Gungaram, a reconnu sa faute et a présenté un plan de relance. Cela va de soi et c’est aussi un manière de faire pour une fédération qui sait reconnaître ses erreurs. La Fédération mauricienne de Natation gagne aussi un point dans ce classement en raison des résultats de ses nageurs qui ont été très prolifiques sur le plan africain.
Derrière c’est un peu la catastrophe avec des fédérations qui se contentent  d’exister avec très peu d’idées, sinon aucune, nouvelles proposées. C’est bien dommage que cette situation perdure alors que le sport sur le plan mondial ne cesse de se rénover.