Politique

Le gouvernement mauricien réaffirme son soutien aux autorités indiennes dans le combat contre les opérations de round tripping, de blanchiment d’argent et dans la traque de l’argent sale. C’est ce qu’a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth à l’Assemblée législative. Déclaration visant à rassurer à la fois les autorités de la Grande péninsule et les opérateurs du secteur des services financiers après les divers articles de presse portant sur une éventuelle révision de l’accord de non double imposition signé par les deux pays.

Le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire a essuyé de sévères critiques du directeur de l’Audit pour sa gestion du patrimoine foncier agricole sous sa responsabilité avec au moins 40 % de la superficie des stations agricoles laissés à l’abandon. Le rapport de Raj Jugurnauth dresse un véritable constat d’échec du démarrage du Food Security Fund d’un montant de Rs 1 milliard. Un projet conçu pour permettre au pays de faire face aux retombées de la crise alimentaire mondiale.

Maurice respectera toutes ses obligations en tant que partie du Statut de Rome et signataire de la Cour pénale internationale, a fait comprendre hier le ministre des Affaires étrangères, qui répondait à une interpellation de Cehl Meeah, député de la circonscription Port-Louis Maritime / Port-Louis Est, concernant la position de Maurice en tant que membre de l’Union africaine, du mouvement des non alignés et du Commonwealth.

Les procédures suivies pour l’allocation de deux bourses de formation en France ont donné lieu à des vifs d’échanges de propos entre le député Raj Hawaldar et la ministre Maya Hanoomanjee hier. Cette dernière devait en fin de compte affirmer qu’importe la décision du Comité de sélection, il revient au ministère de la Santé d’avoir le dernier mot concernant ce choix.

Le dernier rapport de l’Audit comptabilise le montant de la dette publique avec au 31 décembre une moyenne de Rs 135 000 par tête d’habitant. En effet, à la fin du dernier exercice financier, le gouvernement avait contracté des emprunts à Maurice et à l’étranger pour un montant global de Rs 173 milliards. Le Directeur de l’Audit n’a pas manqué de souligner la hausse de l’endettement public au cours de ces cinq dernières années, qui atteint 33 %.

Au chapitre de la diplomatie, la haute commission mauricienne à Londres a été critiquée pour des affaires étranges, dont un contrat pour des travaux de rénovation alloué dans des conditions douteuses. Le rapport de l’Audit se montre également très critique à l’encontre des avances de Rs 825 000 sans garantie pour l’acquisition d’une grosse cylindrée à des fins personnelles et sur le recrutement de deux secrétaires pour le haut commissaire et son adjoint à Londres.

Le dernier rapport du Directeur de l’Audit, déposé “in original” sur la table de l’Assemblée nationale, hier, ne se contente pas de faire un inventaire des gaspillages de fonds publics ou autres gabegies financières. Il propose aussi des mesures en vue de renforcer le contrôle des dépenses publiques. L’une des recommandations, qui retiendra l’attention et qui devra être accueillie favorablement par l’opposition parlementaire, touche aux attributions et au fonctionnement du Public Accounts Committee (PAC), dont l’actuel président est l’un des vétérans de l’Assemblée nationale, le député du MMM Alan Ganoo.

Le principal intérêt du rapport du directeur de l’Audit Raj Jugurnauth pour l’exercice financier se terminant au 31 décembre 2010 était les commentaires sur les procédures adoptées par le ministère de la Santé pour la mise à exécution du projet de National Geriatric Hospital avec le rachat de la clinique MedPoint à Rs 144,7 M. Ce deal a été conclu presque à la veille de la fermeture des comptes mais le rapport de l’Audit laisse plus d’un sur sa faim dans la mesure où les vérificateurs du National Audit Office n’ont pas eu accès aux dossiers de ce projet controversé. Néanmoins, pour d’autres dépenses effectuées par ce ministère, les critiques de l’Audit dénonçant « le laxisme » et « l’absence de contrôle » sont légion.

« Trop, c’est trop ! » Une dizaine de manifestants représentant les 80 familles de la rue Ste-Cécile à Riche-Terre ont exprimé leur ras-le-bol ce matin devant le parlement. Ils s’élèvent contre les promesses non tenues des politiciens et se plaignent de la détérioration de la santé des habitants, égratignant dans la foulée le ministère de l’Environnement. À cet effet, de nombreuses lettres ont été envoyées depuis 2008 aux autorités compétentes mais rien de concret n’a été fait jusqu’ici. Les familles de Ste-Cécile réclament notamment l’aménagement de drains, l’asphaltage et l’éclairage des routes. 

La nouvelle convocation cet après-midi de Yodhun Bissessur, Chief Government Valuer interdit de ses fonctions depuis la semaine dernière, pourrait permettre à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) de jouer son va-tout en vue d’élucider la principale zone d’ombre dans le scandale MedPoint. Jusqu’à cet après-midi, ce haut fonctionnaire des Finances a refusé de divulguer le moindre détail au sujet de l’identité de la personnalité qui a déclenché le second exercice d’évaluation.

La Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition Paul Bérenger, portant sur les développements dans le secteur de la pêche et l’absence de dialogue structuré entre le ministère de tutelle et le Syndicat des Pêcheurs, a suscité des vagues à l’Assemblée aujourd’hui. En effet, la méthode adoptée par le ministre de Rodrigues et de la Pêche, avec des réponses extensives contenant les moindres détails, après un soupçon de répétitions pour la partie initiale, n’a pas été à la satisfaction du leader de l’opposition. Celui-ci a laissé entrevoir son agacement devant la longueur de la réponse.

Le député Rihun Raj Hawaldar a demandé au Premier ministre d’instituer une enquête sur les circonstances dans lesquelles un projet de construction d’un établissement hôtelier dans la région aéroportuaire par AML a été suspendu après que les appels d’offres ont été lancés et le promoteur choisi.

Toutes les maisons de jeu seront regroupées dans un seul endroit, a annoncé le Premier ministre Navin Ramgoolam en réponse à une question du leader de l’Opposition Paul Bérenger, dans le cadre d’une interpellation de Nita Deerpalsing.

Le dernier rapport de l’Audit sur l’exercice financier au 31 décembre dernier ne fait aucun commentaire sur le projet MedPoint avec des dépenses de Rs 144,7 millions. Le rapport a été déposé à l’Assemblée nationale aujourd’hui. La raison officielle avancée par le Directeur de l’Audit est que les dossiers avaient été séquestrés par l’Independent Commission Against Corruption pour des besoins d’enquête.

D’autres commentaires dans l’édition de demain du mauricien.

L’enquête de l’ICAC sur le scandale du rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 M aborde en ce début de semaine un nouveau volet. Ishwurlal Golam, l’ancien président du conseil d’administration de la clinique et bras droit du Dr Krishan Malhotra, s’est rendu ce matin à la convocation formelle des limiers de l’Investigation Division de la commission. Cette semaine devra également voir un ultime déplacement à l’ICAC de Yodhun Bissessur, Chief Government Valuer interdit de ses fonctions à la suite des recommandations du ministère des Finances, en vue de compléter ses dépositions entamées en avril dernier.

Le début de l’hiver risque d’être relativement chaud au ministère des Finances. En effet, une série d’événements font que cet important ministère devrait se retrouver au-devant de l’actualité pour des raisons diverses. Des dossiers brûlants à gérer, que ce soit sur le plan purement politique ou encore au niveau de l’Assemblée nationale, attendent le vice-Premier ministre et ministre des Finances.

Bientôt 26 semaines que l’Independent Commission against Corruption (ICAC) s’est attelée à la tâche de faire la lumière sur le scandale du siècle avec le rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 millions et un waiver humanitaire de Rs 2,4 millions accordé par la Banque de Développement. Néanmoins, le profil de la personnalité tirant les ficelles pour un second exercice d’évaluation avec le coût de la clinique passant de Rs 75 millions à Rs 125 millions se fait de moins en moins flou. L’homme qui détient la clé du mystère, ayant été à l’autre bout du fil, le Chief Government Valuer, Yodhun Bissessur, donne de plus en plus le sentiment d’être un protagoniste lâché.

Les municipales ne pouvant être indéfiniment repoussées, le ministère des Administrations Régionales met les bouchées doubles pour aider les différents conseils à tenter de se refaire une virginité en matière de gestion de leur ville. C'est ainsi que le 17 juin dernier ce ministère a adressé une lettre au secrétaire de la ville de Quatre-Bornes l'invitant à exécuter rapidement des projets pour une somme totale de Rs 10 millions.

Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM l’affirme : l’escalade s’accentue dans les relations entre le Ptr et le MSM. Selon lui, c’est l’évidence même chaque mardi à l’Assemblée nationale avec les pics acides que s’adressent mutuellement les élus de ces deux partis de la majorité gouvernementale. Cela dit, M. Bérenger dément "catégoriquement" les "rumeurs" d’une entrée éventuelle de son parti au gouvernement.

C'est "l'escalade" de semaine en semaine et le MSM en a franchement marre. Il y avait eu les frictions de campagne dans plusieurs circonscriptions, les élections en tête de liste de plusieurs candidats du MSM, le fameux "ine éli ar nou vot" que les travaillistes ont encore du mal à digérer, les critiques sur l'achat de la clinique MedPoint avant le 1er mai et les piques et autres manifestations de mépris des rouges envers les oranges avec un dernier épisode particulièrement humiliant survenu cette semaine même, Pravind Jugnauth se faisant publiquement contredire par le nominé rouge à la tête de la Gambling Regulatory Authority, Hiren Jankee, après une réponse très officielle donnée à l'Assemblée nationale sur les "amusement machines". Or, l'heure n'est vraiment pas à l'amusement au Sun Trust.

En cette fin de semaine et deux mois après, les directives du Supervising Officer du ministère des Finances et secrétaire financier Ali Michael Mansoor, qui se trouve actuellement en congé outre-mer, ont été renversées par le même ministère des Finances. L’interdiction de fonctions du Chief Government Valuer Yodhun Bissessur à la suite de son inculpation provisoire dans le scandale MedPoint au coût de Rs 144,7 millions a été recommandée à la Public Service Commission en vue d’initier les procédures appropriées. Une enquête ouverte aux Finances sur les dossiers traités par le Chief Government Valuer pour les besoins de « private practice » pourrait d’autre part conclure à des cas potentiels de « conflict of interest » avec éventuellement des conséquences négatives pour sa carrière dans la Fonction publique.

L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) tente de jouer son va-tout au sujet d’un appel téléphonique en date du 18 octobre dernier pour élucider la principale zone d’ombre du scandale du rachat de la clinique MedPoint au coût de Rs 144,7 millions. L’une des personnes qui détiendrait la clé de cette énigme ne serait autre que le Chief Government Valuer Yodhun Bissessur. Depuis ce matin, ce dernier, accompagné de son homme de loi Me Ajay Daby, est de retour au QG de l’ICAC pour la conclusion de l’enquête initiée depuis bientôt plus de six mois.

Le Premier ministre a affirmé à nouveau ce matin à l’Assemblée nationale qu’il n’y a « pas de place pour la complaisance » concernant l’exécution de la politique gouvernementale. Il répondait à une interpellation de Nita Deerpalsing sur l’opportunité d’instituer une Policy Guidance and Prioritization Unit au bureau du Premier ministre.

Avec l’épuisement de la liste de fonctionnaires de la Santé, des Finances, des Infrastructures publiques ou encore du Government Valuation Office à être entendus dans le cadre de l’enquête sur le rachat de la clinique MedPoint, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) est engagée dans un véritable bras de fer avec Sunil Dowarkasing, Senior Adviser auprès du vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth. En principe, cet ancien parlementaire et membre du Politburo du MSM était attendu au QG de l’ICAC pour une séance d’audition quant à son rôle dans cette affaire. Mais il ne s’est pas pointé au rendez-vous fixé vu que son homme de loi, Me Rishi Bhadain, un ancien directeur des investigations de l’ICAC, réclame des précisions sur cette convocation.