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Politique

À l’heure où la confiance en la station météorologique de Vacoas a été ébranlée suite aux inondations meurtrières du 30 mars, le nouveau directeur Mamade Beebeejaun assure que son objectif sera de revoir l’image de la Météo, en essayant de répondre aux attentes de la population et ce, en passant par une meilleure communication. Dans une déclaration au Mauricien, il affirme qu’il se mettra à la préparation d’un plan de travail en vue de redynamiser ce service.

La série d'activités de l'OPR marquant la Journée internationale de la femme, observée le 8 mars dernier, a touché à sa fin hier après-midi avec une marche réunissant plus de 500 rodriguaises. Arborant des t-shirt blancs frappés du slogan fam ki to lengazman, les participantes ont arpenté les rues de Songes jusqu'à Port Sud-Est.

Lorsque la MBC censure les dépêches étrangères

Dans sa tentative de dédouaner les autorités de toute responsabilité dans le drame humain qui s'est produit dans la capitale samedi dernier, la MBC ne recule devant rien pour apporter – sans jeu de mots – de l'eau au moulin du Premier ministre.

Commencée dans le silence, la séance spéciale de ce mardi 2 avril s'est terminée dans un grand brouhaha. En cause, le refus du Speaker d'autoriser une toute dernière question supplémentaire au leader de l'opposition à la suite de sa PNQ sur les inondations meurtrières de samedi dernier. Or, même si elle n'est pas écrite et qu'elle n'est pas explicitement prévue dans les Standing Orders, c'est une tradition généralement respectée par tous les Speakers que d'autoriser l'auteur d'une question d'avoir la toute dernière supplémentaire avant de passer à la prochaine interpellation ou à l'item suivant.

Profitant de leurs connexions politiques avec le gouvernement en place, des agents d'affinités rouge et bleu sont engagés dans une série d'affaires les unes plus ténébreuses que les autres. C'est du moins ce qu'indiquent des dénonciations adressées à l'Independent Commission Against Corruption, à des membres de l'opposition ou encore à la presse. Parmi se trouvent le cas d'Airports of Mauritius Limited (AML), d'un autre corps parapublic avec d'importants projets d'investissements, ou encore les ambitions foncières de l'agent politique Jayraj Woochit, qui a jeté son dévolu sur une portion de State Land sur la plage de Trou-aux-Biches, occupée par la National Coast Guard (NCG).

Sévère réquisitoire de l'ancien président de la République et leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, contre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, hier matin, lors d'une conférence de presse très largement consacrée aux inondations du samedi 30 mars dernier à Port-Louis. Pour lui, par son "indécision", Navin Ramgoolam n'est pas apte à diriger le pays et devrait s'en aller. Sir Anerood trouve également qu'il est temps pour Anil Bachoo de partir. "Dans un pays réellement démocratique, un ministre comme Bachoo aurait dû avoir démissionné depuis longtemps", estime-t-il. C'est d'ailleurs ce que souhaite, selon lui, la majorité des Mauriciens.

Après les inondations du mercredi 13 février, les travaux sur le chantier de construction de la troisième voie de l'autoroute, entre le rond-point du Caudan et le front de mer, sont revenus au premier plan avec les débordements meurtriers du samedi 30 mars, ayant fait huit victimes dans le Caudan Underpass et le Port Louis Harbour Front (McDonald's). Comme ce fut le cas pour les inondations du 13 février, où le ministère de l'Infrastructure publique avait "marketed" la thèse de la marée haute pour  justifier les débordements sur l'esplanade Bissoondoyal, le vice-Premier ministre et ministre de l'Infrastructure publique, Anil Bachoo, est monté au créneau, depuis dimanche dernier, pour mettre hors de cause ces mêmes travaux.

La phrase qui tue. C'est ainsi que l'on peut résumer les propos tenus par Xavier Duval à un congrès du PMSD tenu à Plaine-Magnien vendredi soir, lorsqu'il a lancé, à propos de l'action des membres de son parti à Canal Dayot : "Nou ine allé pu alle donne enn coup de main sincère, nou pa ine allé kouma kan Navin Ramgoolam ine montré figir après allé." Cette déclaration a été répercutée par tous les médias, avec les réactions que l'on devine, au point où le ministre des Finances et leader du PMSD a du émettre un communiqué pour soutenir le fait que le Premier ministre "n'a pas hésité à mettre tous les moyens nécessaires en œuvre non seulement pour les aider mais aussi pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise".

S'il continue de défendre le No 3 du gouvernement Anil Baichoo, vice-PM et ministre des Infrastructures publiques, Navin Ramgoolam affirme que "nou pa pou kouver personn." C'est ce qu'il a répété aux familles victimes des inondations du 30 mars, lors d'une cérémonie de remise de bons d'achats, à la Government House, vendredi soir. Le Premier ministre abondait dans le même sens, jeudi, face à la presse, à l'issue de l'inauguration d'un atelier de travail organisé par Business Outlook et Time magazine, relatif au "The Business Outlook Leadership Series", au Labourdonnais Hotel. Avec le départ précipité de Balraj Dunputh à la retraite, vendredi, d'autres responsables pourraient également être amenés à prendre la porte de sortie, à en croire ce que soutient le PM, qui insiste sur la nécessité de "rétablir les faits", de "voir si par rapport à ce qui été fait, on aurait pu mieux faire" et aussi d'"agir pour qu'une telle tragédie ne se répète pas."

Intervenant à la conférence de presse d'hier matin, Alan Ganoo, leader de l'Opposition et leader p.i. du MMM, récuse l'accusation venant des rangs du gouvernement à l'effet que l'Opposition tenterait de politiser les inondations meutrières du samedi 30 mars dernier. Selon lui, c'est plutôt le gouvernement qui verserait dans la démagogie. Il parle, à cet effet, de "charité-spectacle" en se référant notamment à la remise de chèques, vendredi, aux sinistrés devant les caméras de la MBC/tv.

Les conseillers de l’opposition Ptr-PMSD à la municipalité de Quatre-Bornes ont quitté hier en début d’après-midi la réunion du conseil, en signe de protestation, suite au refus de la maire, Rooma Meetoo, d’accorder une question supplémentaire du conseiller Vinay Gaya sur le détail des dépenses encourues pour le concert qui a eu lieu le 23 mars dernier dans la cour de la municipalité dans le cadre des célébrations marquant l’anniversaire l’indépendance de Maurice.

Comme les précédents orateurs à un congrès du PMSD à Plaine-Magnien, hier, Xavier-Luc Duval a tenu à exprimer sa plus vive sympathie aux familles des victimes touchées par les inondations de samedi dernier, faisant 11 morts et des centaines de sinistrés dans diverses regions du pays.

Le leader du MMM, qui animait une conférence de presse hier à l’issue de la réunion du bureau politique de son parti, a maintenu la pression sur le VPM et ministre des Infrastructures publiques pour réclamer sa démission.

Le leader de l’Opposition, qui rencontrait la presse à l’issue de la séance de PNQ durant laquelle le Premier ministre a été interpellé sur les inondations, a réclamé l’institution d’une commission d’enquête présidée par un ex-juge indépendant afin de faire toute la lumière sur la responsabilité de tout un chacun par rapport aux événements survenus samedi.

Même si la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Alan Ganoo, ne lui était adressée à la mi-journée, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo, a passé un sale temps et quart d’heure à l’Assemblée nationale.

Le leader de l’Opposition Alan Ganoo a réclamé, lors d’une conférence de presse samedi, l’institution d’un select committee pour faire la lumière sur la fraude massive de Rs 700 millions qui fait actuellement l’objet d’une enquête policière. « Comment se fait-il que malgré tous les moyens dont disposent l’État et les institutions en place, une fraude de cette envergure soit restée “undetected” ? », s’est-il demandé. Alan Ganoo a fait comprendre que le MMM préfère un select committee à une commission d’enquête. Les observations d’une commission d’enquête, a-t-il soutenu, n’ont aucune force de loi. De plus, selon lui, les autorités seront obligées de recommencer à zéro pour intenter des poursuites contre les personnes prises en faute par cette instance.

La question adressée à Xavier Duval est inscrite au nom du député du MSM Mahen Jhugroo mais elle se trouve loin dans la liste qui est à l'agenda des travaux de mardi prochain et n'a donc que peu de chances d'être considérée.

Alan Ganoo, leader de l'Opposition et leader p.i. du MMM, critique vivement "l'incompétence" et la "démission" du gouvernement et des institutions régulatrices qui ont été, selon lui, mises en exergue dans la fraude financière massive récemment mise au jour.

« Si Obama est devenu président des États-Unis, pour nous, qui vivons dans un pays multiracial et multiculturel et qui nous disons Mauriciens, quel mal y a-t-il pour qu’une personne devienne Premier ministre, si elle le mérite ? » Propos de sir Anerood Jugnauth hier soir à Roches-Noires, où le SAJ Fans Club célébrait le 83e anniversaire du leader du Remake 2000 et ses 50 ans de carrière politique.

Le cas des enfants internés à l’hôpital Brown Sequard a suscité hier l’intérêt de plusieurs parlementaires de l’Opposition, en l’occurrence Françoise Labelle, Lysie Ribot, Alan Ganoo, Leela Devi Dookun-Luchoomun, Maya Hanoomanjee et Pravind Jugnauth qui ne lâchent pas l’affaire en vue d’acculer la ministre du Développement de l’enfant au sujet de la gestion de ce dossier. Mireille Martin s’est défendue en déclarant avoir fait tout son possible pour trouver la meilleure solution pour abriter ces jeunes et qu’au 24 mars, aucun enfant y était admis.

Si la Platform kont lalwa travay anti-travay concède que le ministère du Travail a pris en compte certaines de ses propositions dans les amendements à l’Employment Relations Act et l’Employment Rights Act présentés hier à l’Assemblée nationale, elle déplore cependant que « les fondamentaux des lois du travail pour définir un mécanisme de résolution de conflits et des accords collectifs ont été ignorés ».

Les débats parlementaires au sujet des amendements aux lois du travail se sont déroulés dans une atmosphère plus ou moins calme avec Shakeel Mohamed affichant une assurance tout au long de son discours.

Pris de court par le ministre du Travail Shakeel Mohamed, qui a communiqué les amendements aux lois du travail lundi soir à 20 h par courriel au Government Services Employees Association (GSEA), le syndicat entend faire parvenir ses propositions en fin de semaine. « Un comité au sein du syndicat travaille actuellement sur les propositions du ministre », a soutenu Radhakrisna Sadien, président du GSEA.

La question du Whip de l’Opposition Rajesh Bhagwan hier au sujet du rôle de Somduth Dulthumun à l’IBA (Independent Broadcasting Authority) a donné lieu à une joute verbale entre les membres des deux partis adverses. Après maints arguments au sujet de la légitimité de M. Dulthumun en tant que membre de cette instance – censée indépendante, le nouveau leader de l’Opposition Alan Ganoo a fini par déclarer en direction du Premier ministre Navin Ramgoolam : « I think he should be asked to retire. »