Tourisme : le TEWF évoque un manque de main-d’œuvre qualifiée

Le président du Tourism Employees Welfare Fund (TEWF), Abdool Rackib Jeewoth, a participé hier, à l’hôtel Voilà, Bagatelle, à une Brainstorming Session. L’occasion pour lui de mettre en avant le fait que l’industrie touristique manque cruellement de main-d’œuvre qualifiée.

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Ainsi, depuis la réouverture des frontières le 1er octobre dernier, les hôtels cherchent à recruter des jeunes issus des écoles hôtelières de l’île. Ce qui est loin d’être facile, du fait de la concurrence du secteur des croisières, pratiquant un Package plus rémunérateur.
Dans une tentative de pallier le manque de main-d’œuvre, les hôtels procèdent au recrutement de jeunes non formés, des School Leavers ou des étrangers, « qui n’ont pas le savoir-faire mauricien et le fameux sourire à l’accueil, qui a jadis apporté un plus à ce secteur de l’économie ».

« Les appels à candidatures répétés pour des formations gratuites dans les divers métiers du tourisme nous montrent clairement qu’il y a un manque d’enthousiasme de la part des jeunes mauriciens et mauriciennes », dit-il.

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Le président du TEWF poursuit : « Le principal défi pour le pays est d’assurer que la croissance du secteur reste durable et inclusive. Par conséquent, la croissance doit être bien planifiée et bien gérée, ainsi que comprendre des partenariats entre non seulement les secteurs public et privé, mais aussi avec la société civile, les employés et leurs familles. D’où le rôle primordial du TEWF. » Ainsi, selon lui, le secteur de l’hôtellerie est très compétitif  et a besoin d’une main-d’œuvre formée, qualifiée et tonifiée, avec de l’expérience, afin de donner à l’institution un avantage compétitif sur ses compétiteurs.

« Nous devons motiver nos ressources humaines. Sans l’apport des employés, tout secteur, aussi performant et rentable qu’il soit, est voué à l’échec. C’est ce à quoi le TEWF est appelé à contribuer, pour que l’employé puisse donner le meilleur de lui-même sur son lieu de travail. Nous voulons apporter un plus à nos partenaires afin de former davantage les recrues du secteur, jeunes ou étrangers, afin qu’ils deviennent plus performants dans leur métier et puissent connaître nos coutumes, nos traditions et nos sites touristiques », s’appesantit-il.

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Il rappelle que 2020 et 2021 ont été des années plutôt moroses  pour l’économie. Le secteur du tourisme, qui est un important générateur de PIB et de l’emploi à travers le monde, y compris à Maurice, « fait aujourd’hui face à d’énormes difficultés », dit-il, citant pour l’exemple la prolifération du virus. « Plus de 40 000 personnes étaient employées directement ou indirectement dans ce secteur avant la pandémie. »

Afin de préserver l’emploi, le gouvernement avait introduit le Wage Assistance Scheme, qui garantissait le paiement du salaire minimal aux employés, rappelle-t-il. « À ce jour, beaucoup d’employés du secteur ont bénéficié d’une retraite anticipée. D’autres ont été licenciés après la fermeture ou la restructuration de leur entreprise, voire ont changé de métier, car le secteur touristique est devenu moins attrayant que d’autres, comme les Tics ou les finances », s’indigne-t-il.

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