« L’aide au développement, le financement climatique et les partenariats internationaux constituent les piliers de la survie des Petits États insulaires en Développement (PEID) ; et un développement durable, fondé sur les données, est crucial pour ces derniers si nous voulons dépasser nos vulnérabilités réelles et potentielles. »
C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre, Pravind Jugnauth, cette semaine, à l’hôtel Ravenala Attitude, Balaclava, à l’ouverture d’une réunion de trois jours en prélude à la 4e Conférence internationale sur Atlantic, Indian Ocean and South China Sea (AIS) Region.
Le ministre des Affaires étrangères, Alan Ganoo, l’UN Under Secretary General for Economic and Social Affairs, Li Junhua, la Représentante permanente de Cape Verde auprès des Nations unies et vice-présidente de l’Alliance of Small Island States, Tania Romualdo, entre autres personnalités, étaient présents à cette occasion.
Le Premier ministre a souligné qu’il est impératif que les PEID aient un meilleur accès au financement de développement concessionnel en vue d’accélérer la mise en œuvre des objectifs des Sustainable Development Goals (SDGs). Il ajoute que cette démarche nécessite un système financier mondial qui soit sensible aux réalités des PEID et qui libère de nouvelles ressources climatiques.
Toutefois, il a déploré que plusieurs défis structurels, notamment les contraintes financières, obligent les PEID à recourir à des prêts coûteux pour faire face aux besoins croissants de développement socio-économique et d’infrastructure, entraînant ainsi des dettes publiques élevées.
Sur cette note, Pravind Jugnauth a mis en exergue que les PEID devraient avoir un meilleur et plus facile accès au financement climatique, d’abord comme question de survie avant d’être un facteur clé pour progresser vers les SDGs. Il a souligné la dichotomie entre la contribution insignifiante des PEID aux émissions mondiales de gaz à effet de serre et les phénomènes de changement climatique qui menacent l’existence de les îles ainsi que les moyens de subsistance de notre peuple. En outre, il affirme que les PEID devraient avoir un accès accru aux partenariats internationaux pour se mesurer aux contraintes de capacités humaines et techniques à long terme.
De plus, Pravind Jugnauth a fait part de ses appréhensions quant à la hausse du niveau de la mer relevant de celle de la température. Cette situation contribue à l’érosion des plages à Maurice. Il s’est aussi attardé sur la guerre en Ukraine, qui aura des répercussions sur les petits états insulaires.
Pour sa part, le ministre Ganoo a déclaré que cette réunion préparatoire compte développer et adopter une stratégie commune pour relever des défis auxquels est confrontée la région AIS. Il a fait remarquer qu’en tant que PEID, les pays participants doivent établir une feuille de route ambitieuse pour la 4e Conférence internationale sur ces territoires prévue en 2024.
Li Junhua, UN Under Secretary General for Economic and Social Affairs, il a rassuré que l’ONU s’engage à soutenir les PEID dans leur quête d’un avenir plus résilient et durable.
Cette rencontre est l’opportunité pour de petites nations insulaires de côtoyer des partenaires internationaux pour examiner les progrès du développement durable et proposer de nouveaux partenariats et solutions avant la quatrième Conférence internationale sur les PEID à Antigua-et-Barbuda l’année prochaine.
Il est question d’adopter un document final avec des recommandations qui alimentent directement les préparatifs de cette conférence. Il rassemble de hauts responsables gouvernementaux des PEID de toute la région ainsi que des représentants des partenaires au développement et du système des Nations unies. Les représentants des Comores, Cape-Verde, Guinée-Bissau, Maurice, Maldives, Seychelles, São Tomé, et Singapour participent à la conférence à Maurice.

