Restriction de l’Inde : Arrivée vendredi de 980 T de riz de ration

La STC procédera à une distribution contrôlée, mais n’envisage pas de rationnement dans l’immédiat

La State Trading Corporation (STC) repousse toute idée de pénurie de riz ration sur le marché. Avec trois bateaux attendus ce mois-ci, le stock devrait assurer la consommation jusqu’à la mi-septembre. Entre-temps, des négociations ont été engagées avec le gouvernement indien. Des marchés alternatifs sont aussi prospectés.

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La décision de l’Inde d’interdire l’exportation de riz long grain a provoqué du Panic Buying. Résultat : en ce début de mois où les Mauriciens font leurs provisions, les étagères sont vides. Même les autres catégories de long grain se font rares. La STC tient toutefois à rassurer qu’il y a suffisamment de riz ration sur le marché mauricien jusqu’à la mi-septembre.

Sheena Ramdonee, responsable de la communication, indique : « une cargaison de 980 tonnes métriques est arrivée vendredi dernier. Elle sera mise sur le marché dans les jours à venir. La livraison va se faire en petite quantité par nos distributeurs afin d’éviter que tout le stock ne s’épuise en peu de temps. »

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Dans l’immédiat, la STC n’envisage pas de restriction sur le nombre de sachets de riz autorisé par client. « Trois autres bateaux sont attendus en août. Ce qui nous permettra d’avoir un stock suffisant jusqu’à la mi-septembre. Il n’y a donc pas lieu de céder au Panic Buying », fait-elle comprendre.

Entre-temps, le ministère des Affaires étrangères a engagé des discussions avec l’Inde pour voir si Maurice pourra bénéficier d’une dérogation. Même si à la STC, on reste positif par rapport à ces négociations, des marchés alternatifs ont aussi été approchés. « Pour le moment, nous essayons de voir du côté du Pakistan, de la Thaïlande et du Vietnam », ajoute-t-on.

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Un commerçant témoigne que dès l’annonce de la restriction de l’Inde sur l’exportation , les clients se sont précipités pour constituer des stocks de riz ration. Et ce, en dépit du fait que la STC avait dit qu’il y avait un stock pour un mois et demi. « En quelques jours, toutes les étagères étaient vides. Ce qui est triste, c’est qu’il y a des gens qui achètent ce riz en grande quantité pour leurs chiens alors qu’il y a des gens dans le besoin qui n’arrivent pas à en trouver », regrette-t-il.

Outre le riz ration qui a disparu des étagères, les autres catégories de riz long grain se font également rares. Les importateurs rassurent qu’il n’y a pas de pénurie et qu’il y a un stock suffisant pour deux à trois mois. « Toutefois, les prochaines cargaisons seront peut-être affichées à des prix révisés à la hausse, car le prix du long grain sur les autres marchés a pris l’ascenseur depuis l’interdiction de l’Inde », indique ce négociant.

Selon cet importateur, même le riz basmati pourrait être impacté par un effet domino. « C’est la loi du marché. Quand un produit n’est pas disponible, les alternatives montent en flèche. Il faudra donc s’attendre aussi à une hausse du prix basmati. »
L’Inde est le plus gros exportateur de riz. Le pays occupe à lui seul 40,5% du marché. La Thaïlande (15,3%) et le Vietnam (13,5%) occupent les deuxième et troisième places respectivement. À Maurice, le riz du Pakistan est aussi privilégié.

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