Réflexions – GHTU : Un GM jugé sur sa politique éducationnelle  

Il y a quelques jours, une vidéo montrant des stagiaires d’un centre du Mauritius Institute of Training and Development (MITD) dans un état second a choqué plus d’un. Sous l’influence de l’alcool, l’une d’elles a balancé des jurons que certains adultes ont honte de les écouter.

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Le leader de l’opposition, Xavier Duval,  a dit la semaine dernière que parmi les Private Notice Questions (PNQ) qu’il a adressées au Premier ministre et aux autres ministres, c’est celle posée à la vice-Première ministre et ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchmun, qui l’a plus choqué.  Et oui depuis longtemps nous avons attiré l’attention de la ministre de l’Education sur l’échec de l’Extended Programme.  En 2022 seuls 71 élèves sur 3,291 ont réussi aux examens de de fin d’études de quatre ans. 98% d’entre eux ont failli.  Et voilà comment se comportent des jeunes censés apprendre un métier !  Elles sont sans doute laissées à elles-mêmes.

Le député Mahend Gungapersad a voulu savoir auprès de la VPM le nombre des étudiants  ayant pris part aux examens du School Certificate (SC) entre 2015 et 2022, qui ont obtenu cinq credits ou plus, incluant les matières de base. La ministre a eu la chance que le Speaker est venu à sa rescousse, car le Président de la Chambre a tout fait pour éviter la question. En effet il avait permis à Kenny Dhunoo de poser une question supplémentaire à Alan Ganoo, alors qu’il avait déjà permis à Arvin Boolell auteur de la question initiale de poser ses deux questions supplémentaires. Et le temps aux PQ’s fut écoulé.

La population, n’ayant pas reçu ces réponses, on peut se douter qu’il n’y en a pas beaucoup ayant obtenu cinq credits.

Donc malgré les réformes, le système de l’éducation connaît trop d’échecs. Certes, il y a eu la Covid, qui a été un handicap aux nombreux élèves et étudiants, mais il ne faut pas mettre tout sur le dos de la pandémie.
Malgré le fait que plusieurs pédagogues avec de longues expériences avaient attiré l’attention du gouvernement sur ces réformes mal planifiées, la ministre, elle, avec le soutien de quelques conseillers (qui ne pouvaient pas agir autrement car c’est la ministre qui les ont choisis) a persisté dans sa politique éducationnelle. Depuis quelques temps, elle se fait petite surtout  quand elle a à répondre à des questions parlementaires. D’ailleurs, c’est Raveena Ramyad qui a mieux défendu le système de l’Education qu’elle au cours des débats sur le budget.
Aujourd’hui, de nombreux sont jetés sur le pavé.  Depuis cinq dernières années, voit-on plus  des jeunes  formés dans des métiers, dont le domaine de la plomberie, l’électricité,  la soudure, ou dans la construction ?  Il faut avoir recours à des étrangers, travaillant dans d’autres secteurs qui durant les week ends font ces travaux.
La faillite de notre système de l’éducation a des répercussions sur le gouvernement.  Des parents et les élèves ont certes leur responsabilité, mais les autorités et ici on parle du ministère de l’Education a encore plus de responsabilité. Que c’est triste de voir des jeunes filles tombées aussi bas.
Attention quand  ces  jeunes  et leurs parents iront dans les salles de vote. Ce n’est pas tous qui reçoivent les Rs 20 000 !

Suttyhudeo Tengur
Négociateur   GHTU
31 juillet 2023

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